Les
experts estiment que
d’ici 2050, la consommation d’énergie
mondiale aura
doublé. Ben ouais, on ne peut pas à la fois
améliorer
la santé et le développement des pays du
Sud, et leur interdire de dépenser de
l’énergie! On
ne peut pas non plus consommer comme des porcs, et
essayer de
faire des économies.
Pour
l’instant, au niveau
mondial, 7% des énergies sont d’origine
nucléaire,
14% renouvelable, et 79% fossile ( charbon, gaz
naturel, pétrole).L’ère des
fossiles est
révolue:
non seulement ça pollue, ça on s’en
fout, à
la limite, mais surtout, il n’y en a plus! Du moin
à un
prix raisonnable.
Bon alors autant vous le dire tout
de suite, face à la
« révolution
énergétique », la France a
fait le choix de la
modernité, en misant sur le tout
nucléaire.
Alors
que les USA,
l’Allemagne, l’Espagne, et d’autres
pays
investissent depuis longtemps dans l’éolien et le
solaire,
la France reste à la traine.
Pensez donc! Le premier fond
français d’investissement
consacré aux
énergies renouvelables a été
créé en
février 2006.
(1)
La commission européenne a
émis une directive, dans laquelle elle fixe la part
d’énergie renouvelable dans la consommation de
l’Europe à l’horizon 2020, à
21%. Un objectif
intermédiaire de 12% en 2010 a également
été fixé, mais ne sera
vraisemblablement pas
atteint.
Il faut dire que sur 25 pays
membres, seulement quatre ( dans l’ordre
:l’Allemagne,
l’Espagne , le Danemark et la Finlande ) ont fait les
investissement nécessaires en misant sur
l’éolien.
Trois de ces pays totalisent à eux seuls 84% de la
production
européenne d’énergies renouvelables .
Les
énergie biomasse et photovoltaïque souffrent
d’un
manque de financement, et sont sous-exploitées.
Justement, puisqu’on parle
financements, il faut dire que les énergies renouvelables,
pour
l’instant, c’est beaucoup
d’investissements, et aucun
bénéfice immédiat. Pour les
investisseurs, ce
n’est donc pas un produit intéressant dans le
court et
moyen terme. D’où l’utilité
pour faire
progresser le schmilblick énergétique,
d’investissements forts de la part des Etats. C’est
pour
des cas de ce genre qu’a été
conçue la
Banque Européenne d’Investissement, la BEI. Elle
est
chargée d'accorder aux états les prêts
dont ils ont
besoin pour mener à bien leurs grands projets.
En 2006, la BEI a accordé 3
milliards d’euros de prêts au sein de
l’UE pour
des projets concernant l’énergie. Sur ces 3
milliards, 463 millions ont été
prêtés pour financer des projets
concernant les
énergies renouvelables. Les sources d'énergie
classiques
ont bénéficié d'un budget de 62,2
millions
d'euros, tandis que l'énergie nucléaire disposait
d'un
budget s'élevant à 165,2 millions d'euros.
(2)
On peut donc dire que, globalement,
l’Union Européenne est favorable aux
énergies
renouvelables, et encourage leur mise en place, même si le
soucis
de sécurité de l’approvisionnement et
de
rentabilité des installations prime encore de loin sur
l’écologie.
La France fait partie des cinq pays
dans lesquels la part d’énergies renouvelables
dans la
production totale a baissé ces dernières
années.
On estime qu’en investissant ne serait-ce que dans des
turbines
hydrauliques, la France pourrait remplacer 4 centrales
nucléaires! Après, c’est une question
de
volonté! Visiblement nos politiques, qu’ils soient
de
droite ou de gauche n’en ont pas!
En fait, ils ont mieux que ça en tête:
l’idéal pour eux, serait que
l’électricité nucléaire soit
classée
parmi les énergies propres et renouvelables.
« Sans le nucléaire, la France n’aurait
pas un
taux d’émission de gaz à effet de serre
par
habitant de 21% inférieur
à la moyenne de l’Union
européenne. » déclarait
Nicolas Sarkozy devant
le parterre d’écolos venus le voir signer le pacte
de
monsieur
Hulot. La vérité est cruelle mais sans appel.
Sur ce coup là ,Sarko ne ment pas.