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La cuisine de Jacqueline : le sirop de menthe
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Je sui né on ne sait où, sur des tréteaux de foire, cela devait être à la fin du XVII°s, ou quelque chose comme ça.

En ce temps là, j’étais marin, du moins le disait-on.

J’avais, dès ma naissance, le parler gras et coléreux, la tempête facile, la langue bien arimée ! A l’époque, on me disait copain avec un autre marin célèbre : le fameux Jean Bart, corsaire du roi…. J’avais déjà l’âme révolutionnaire, puisque ma marionnette haranguait la foule, tentant de faire rire les pauvres sur leurs propres malheurs !

Mais les affaires étant de qu’elles sont, j’ai du changer de vie courant XVIII°s. Je me suis recyclé dans la vente de fourneaux, à Paris, et ai fait belle carrière de comique, toujours sous forme de marionnette.

C’est en 1789 que je me suis lancé pour de bon dans la politique. Un auteur anonyme me fit d’abord rencontrer le roi dans « le voyage du Père Duchesne à Versailles », c’était en Février. Puis un autre, en Mars, raconta «  la grande colère du Père Duchesne à l’aspect des abus ». J’y prenais déjà sans honte la défense des plus démunis contre les affameurs. Mais ce fut en Avril de cette même année qu’un certain Lemaire eut l’idée de me faire parler cru et régulièrement des l’actualités de l’époque. En Mars 1790, Henriquez, un type dont plus personne ne se souvient, me reprit à son compte. Je devins le rédacteur d’un périodique intitulé «  Je m’en fouts, ou la pensée de Jean Bart sur les affaires de l’état ». Trouvant l’idée séduisante, plusieurs auteurs s’y mirent, et on vit apparaître la même année trois journaux de plus qui reprenaient mon nom : «  les lettres bougrement patriotiques du Père Duchesne » de Lemaire, «  Le Père Duchesne de l’abbé révolutionnaire Jumel, et pour finir, le plus célèbre, celui de Hébert, le seul qui restera vraiment dans les mémoires.

De 1790 à 1791, le Père Duchesne d’Hébert est plutôt favorable à la monarchie parlementaire, opposé à l’anti royaliste Marat ( celui qui saigna dans sa baignoire), et admirateur de La Fayette. C’est pourquoi, après avoir connu un grand succès auprès du quidam de la rue, il sera largement copié par le pouvoir en place, qui le distribuera aux militaires. En 1792.

Mais dès cette même année, Hébert se fait de plus en plus virulent. Anti clérical avéré, pourfendeur de Marie Antoinette dont il n’a de cesse de demander la tête, il se fait radicalement anti royaliste ( il a encouragé les émeutes du 10 Aout 1790 contre Louis XVI). Membre du Club des Cordeliers, tout en ne faisant pas partie des Enragés ( menés par Jacques Roux), Hébert, sans avoir ni idées politiques, ni idées économiques précises,  prend parti contre les Girondins ( monarchistes parlementaires) en appelant à l’insurrection  du 31 Mai au 2 Juin 1793, puis contre les députés montagnards de la Convention ( dont Robespierre), qu’il trouve trop modérés, et pas assez démocrates.

Hébert fut guillotiné le 24 mars 1794, mais foutre ! Je lui ai survécu ! On me retrouva donc en 1848, alors que le peuple se révoltait contre la Monarchie de Juillet, lors de la Commune ( 1871), et enfin en 1942, avec mes copains Francs Tireurs, avec lesquels je pris position contre le nazisme.


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Qu’on se le dise, eh oui ! eh oui ! Le Père Duchesne a encore de belles histoires devant lui !


La Chèvre et le Pou

Petite rubrique animalière...


La Guenon Royale

Originaire des terres coloniales d'Afrique ( née à Dakar en 1953), la guenon royale est issue d'un croisement entre une pauvre femme et un colonel.
Arrivée - en 1980- 92° de la promotion Voltaire à l'ENA, elle devient médiocre fonctionnaire de tribunal, et se mat à courir, telle le gorille de Brassens, après les juges, qu'elle finit par rattraper  (en 94) en passant son diplôme d'avocat.
Compagne non légitime d'un mâle dominant du clan PS, sa fertilité hors du commun ( elle eut quatre enfants de son Grand Singe), lui permettent de se prélasser tranquillement en disponibilité professionnelle tout en percevant un max. d'allocs!
Elle s'occupe alors à causer de son avenir avec un certain Jacques Attali, qui la présente au Grand Mitterrand, autre animal prédateur
.
Ce dernier lui trouve un petit boulot de conseillère technique, ( de 82 à 84), et l'initie à la chasse au mandat électoral (83)Après avoir beaucoup couru, elle chope les Deux Sèvres, dont elle devient députée ( de 88 à 92).

Ministre de l’environnement ( 92 à 93), elle trie les ordures, évacue les eaux sales, et combat les petits cons qui gâchent le calme et le paysage.

Dégradée ministre déléguée à l’enseignement auprès de son copain Allègre(97 à 2000), elle est virée de son perchoir en même temps que Jospin, et s’exile à la présidence de la région Poitou Charente( 2004).

Mais attention, depuis le printemps 2006, elle ambitionne d’élargir son territoire, en devenant présidente de la République ! Animal doué d’intelligence, la guenon Royale ne rechigne à tendre à ses proies aucun piège démagogique : ainsi, elle propose à la fois d’encourager fiscalement les entreprises de haute technologie, et celles qui préservent l’environnement, ou bien d’alléger la fiscalité, tout en reportant sur elle les charges patronales santé et famille… Elle qui était contre, la voilà soudainement pour le mariage homosexuels, pour les flics dans les lycées, pour les soldats déguisés en nurse !

Animal à l’ouïe très développée, la Guenon Royale a un frère, Gérard, lieutenant à la DGSE, et ex-chauffeur des faux époux Durange dans l’affaire Rainbow Warrior.

Qu’on se le dise, la guenon Royale n’est pas une bête amicale douée d’humour : n’ayant pas aimé qu’un visiteur de ménagerie belge lui lance une tarte à la crème, elle l’a attaqué en justice pour « violence volontaire préméditée avec arme par destination » !

En bref, notre Guenon Royale, charmante femelle  à première vue inoffensive, est un redoutable fauve arriviste qui chasse sur nos plates bandes !!)



Jacques Roux,
le "curé Rouge de la Révolution






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J’m’en fouts j’y étais pas,
ou la pensée de Jean Bart sur ce qui le regarde pas !

Les Iles Mashall

 




La Chèvre et le Pou
La Guenon Royale
La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément  
Jacques Roux




La main sur le gourdin!

La Gazette du
Petit Père Duchesne


































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Jacques Roux,

Le « curé rouge » de la Révolution

 

 

Né en 1752, Jacques roux devient prêtre en 1767.

Professeur au séminaire d’Angoulême, il est accusé de complicité de meurtre ( à tord, dira-t-il).

Il fera un mois et demi de prison en 1778, avant d’être acquitté, et de servir comme curé . Sa réputation d’intégrité et de générosité le rendront célèbre.

En été 1789, après la Prise de la Bastille, il fait devant ses ouailles un prêche civique, dans lequel il encourage les révoltes contre les affameurs. Ce ‘est qu’un début : bientôt, il remettra la légitimité du droit à la propriété en question, affirmant que les terres doivent être à tous.

Dès son adoption en 1790, il prêtera serment à la Constitution civile du Clergé, et, la même année, encouragera ses fidèles à piller les châteaux. Son évêque le révoquera, et sa tête sera mise à prix.

Après qu’il se soit caché quelques temps, on le retrouvera à paris, au Club des Cordeliers , et à l’église Saint Sulpice, où il continue à prêcher. Il prête dans ce même lieu serment à la Constitution dans ces termes : «  je jure (…) que je serai fidèle à la Nation (…). Je suis prêt à verser jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour le soutien à une révolution qui a déjà changé sur la surface du globe, le sort de l’espèce humaine en rendant tous les hommes égaux entre eux comme ils le sont de toute éternité devant Dieu ».

Ses prêches sont enflammés et violents. Il prend la défense des pauvres et des malheureux, et les appelle à s’insurger contre les accapareurs.

Pour lui, , « une nation ne doit pas souffrir que des hommes profondément corrompus dévorent les propriétés, les manufactures, le commerce, la liberté. Qu’ils sucent goutte à goutte le sang du citoyen, et qu’ainsi par d’indignes trafics ils préparent le retour à la servitude ».

Très populaire auprès des petites gens, il devient chef de la section des Gravilliers, plus connus sous le nom d’Enragés, et siège à la Commune de Paris. Il fait toujours partie du Club des Cordeliers..

A ce titre, il sera témoin de l’exécution de Louis XVI ( 1792).

Sous la Convention, il harcèlera les députés de pétitions réclamant la fixation d’un prix maximum des denrées, la nationalisation des greniers…

En 1793, il présentera à la Convention, et à l’intention des députés de la Montagne, qui se disaient défenseurs du peuple, d’abord un amendement à ajouter à la Nouvelle Constitution : «  la liberté ne consiste pas à affamer ses semblables »( 23/06/1793), puis le « Manifeste des Enragés », dont voici quelques extraits :

Les riches seuls  (…)ont profité des avantages de la Révolution. L’aristocratie marchande, plus terrible que l’aristocratie nobiliaire et sacerdotale, s’est fait un jeu cruel d’envahir les fortunes individuelles et les trésors de la république ; encore ignorons-nous quel sera le terme de leurs exactions (…)

Eh quoi ! Les propriétés des fripons seraient-elles quelque chose de plus sacré que la vie de l’homme ?(…) Le législateur a le droit de déclarer la guerre, c’est-à-dire de faire massacrer les hommes, comment n’aurait-il pas le droit d’empêcher qu’on pressure et qu’on affame ceux qui gardent leurs foyers ? ( …)

La liberté du commerce est le droit d’user et de faire user, et non le droit de tyranniser et d’empêcher d’user. Les denrées nécessaires à tous doivent être livrées au prix auquel tous puissent atteindre. (…)les accapareurs et les agioteurs ne sont-ils pas de véritables assassins ? (…)les gros marchands qui sont par principe les fauteurs du crime, et par habitude les complices des rois, ont abusé de la liberté du commerce pour opprimer le peuple ; ils ont faussement interprété cet article de la déclaration des droits de l’homme qui établit qu’il est permis de faire tout ce qui n’est pas défendu par la loi. Eh bien ! décrétez constitutionnellement que l’agiotage, la vente de l’argent-monnaie, et les accaparements sont nuisibles à la société.(…) Les lois ont été cruelles à l’égard du pauvre, parce qu’elles n’ont été faites que par les riches et pour les riches. O rage, ô honte du XVIIIème siècle ! Qui pourra croire que les représentants du peuple français qui ont déclaré la guerre aux tyrans du dehors ont été assez lâches pour ne pas écraser ceux du dedans ? (…)

Vous employez les dernières ressources des esclaves pour étouffer l’amour de la liberté. Vous vous emparez des manufactures, des ports de mer, de toutes les branches du commerce, de toutes les productions de la terre pour faire mourir de faim, de soif et de nudité, les amis de la patrie, et les déterminer à se jeter entre les bras du despotisme.

Les appels de Jacques Roux à exécuter les accapareurs, à rendre en otage la femme et les enfants des traitres anti- révolutionnaires, à plafonner les prix es biens de première nécessité, ou encore à préférer le suffrage démocratique universel et direct, plutôt que le vote censitaire ( seuls ceux qui payaient un impôt, donc étaient riches, votaient), etc…, effrayent tant les Jacobins que les cordeliers. Soucieux de préserver l’unité au sein des troupes menant la guerre à l’étranger, et devant les émeutes populaires qui ne cessent d’éclater en cet été 1793. Marat dénonce les pseudo-manipulations de Roux ( 04Juillet). Robespierre et les Montagnards prennent  le relais( 28 Juillet).

Roux est chassé de la Commune de Paris. Voyant tourner le vent, tous le désavouent, même Hébert, qui , de son allié, deviendra son rival, à la mort de Marat ( 13 Juillet).

Arrêté plusieurs fois en Août- Septembre 1793, il sera définitivement emprisonné le 27 Octobre, pour être jugé. Il se poignardera dans sa cellule une première fois le 4 février 1794, et une seconde fois, qui sera la bonne le 12 Février 1794.

Jacques Roux restera un grand révolutionnaire, et un des grands fondateurs de l’Anarchie.au Petit

 


































































J’m’en fouts j’y étais pas,

ou la pensée de Jean Bart sur ce qui le regarde pas !

Majuro                                                                                 20 Juillet 2006

 

 

Mon Duduche,

 

 

Je t’écris aujourd’hui depuis l’Atlantique, où j’ai trouvé pour mon argent un petit coin de paradis fiscal : les Iles Marshall ! Mais si ! L’Ile Bikini, ça te dis bien quelque chose !

Ici tout est super ! J’ai même pu hisser sur mon galion fantôme un pavillon de complaisance, que j’ai payé en dollars US !

Ben oui, les gens ici n’ont que des noix de coco et des poissons à vendre, pas de quoi frapper monnaie ! Alors les banques et les drapeaux, c’est un petit commerce qui rapporte gros !

Après avoir été Allemands, Japonnais, puis Américains, les marshallais sont devenus indépendants en 1986 : Les Américains, qui ont adoré jouer avec eux tant qu’ils avaient des bombes à faire péter ( de 1947 à 1986), les ont d’abord mis sous tutelle, jusqu’en 1990, le temps de les initier à la démocratie parlementaire à suffrage indirect ( avec les indigènes, c’est beaucoup plus prudent !).

Depuis, ils vivent heureux, échangent avec les US leurs bases militaires contre contre une aide financière chiffrée à 3 milliards de Dollars ( 1) !

En plus, les bons Ricains assurent le suivi sanitaire de ces quelques 53 000 joyeux irradiés ! Un paradis que je te dis !

 

Bien à toi du bout du monde

 

Ton Jeannot




































La cuisine de Jacqueline :

 

«  Lorsque mes enfants me gonflent ou font trop de bruit, je les empoisonne en leur offrant un bon sirop de menthe  ! Il contient non sulement un colorant jaune E 102 (tartrazine) allergène, dont la dangerosité augmente en association avec l’aspirine, mais aussi un colorant bleu E 131,( bleu patenté V), probablement cancerigène !

De n’importe quelle marque, verte ou glaciale, avec le sirop de menthe au gouter, je suis sûre de ne pas les rater ! »




























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Si le Père Duchesne m'était conté
Si le Père Duchesne m'était conté

Sept 2006
N°0