Résultat :
le 25 Juillet dernier, Dominique Pin, directeur local du groupe AREVA a
été accusé par le gouvernement de
financer la
rébellion Touareg.
« L’argent
versé
par le groupe Areva était destiné à
financer la
protection de ses salariés sur le site
d’exploration
d’Imouraren, démarche qui relève du
devoir de
l’entreprise envers son personnel, a
déclaré le
porte parole d’ AREVA. Si cet argent a
été
partiellement détourné de ses fins, il
l’a
été aux dépens
d’Areva. ».
Le
journal suisse La Tribune émettait dans son
édition du
27/07/07, l’hypothèse d’un
détournement
pratiqué par un officier de l’armée
nigérienne, qui aurait déserté avec
l’argent.
Sur
ce Jean Marie Bockel, le secrétaire
d’état
français à la coopération a mis cet
incident
diplomatique sur le compte de… la malchance ! "A
partir du
moment où un responsable de sécurité
décide
de rejoindre la rébellion sans rien demander à
personne,
je comprends que ce soit mal perçu du point de vue des
autorités du Niger. Du point de vue d'Areva, c'est un peu
pas de
chance", a-t-il déclaré le 1 Aout.
D’après
le gouvernement français, AREVA aurait eu
l’intention de
se payer les services des FNSI par l’intermédiaire
d’un officier, qui aurait déserté avec
l’argent … peut-être pour rejoindre la
rébellion…
D’après
la Coordination de la Société Civile
Nigérienne
(1),
et le gouvernement de Niamey, la France et la Lybie appuieraient la
rébellion. En effet, depuis le début des
années
90, la France qui était très très bien
placée dans l’exploitation des ressources du
Sahara perd
progressivement du terrain, d’abord au profit des USA, qui
ont
profité de la lutte anti-terroriste pour déployer
des
troupes ici et là, puis à celui des chinois, des
Indiens,
des canadiens et des Britanniques, qui se sont récemment vu
octroyer des concessions pétrolières et
minières… Le gouvernement Nigérien a
tout
bonnement mis fin au monopole français sur ses
ressources en accordant plusieurs centaines de concessions
à d’autres sociétés au cours
de ces sept
dernières années !
Cela est
d’autant plus
regrettable qu’Anne Lauvergeon, la présidente
d’AREVA, avait annoncé en Décembre
2006, que le
groupe allait doubler ses capacités d’extraction
en 2007,
et investir massivement au Niger. Le contrat entre AREVA et le
gouvernement nigérien a été revu
à cette
occasion, en toute opacité, cela s’entend, et le
prix
d’achat du minerai
« revalorisé » :
il a
été conclu qu’Areva le payerai 40 000
FCFA le kilo,
quand le prix à qualité équivalente
sur le
marché mondial est de l’ordre de 126 000 FCFA pour
un kilo.
De
son côté, la Lybie du très
démocrate et
très anti terroriste Kadhafi, revendique quelque 30 000 Km2
de
terre saharienne riche en minerai au Niger… terre
située
justement dans la région d’Agadez .(
D’après
une récente déclaration du Président
Tonga, ce
litige devrait être prochainement porté devant la
cour
Internationale de La Haye
2.)
Alors…
Alors d’après le journal Suisse Le Temps, le
Président Tonga, en jouant ainsi la carte du bras de fer
avec la
France, aurait dans l’idée une
renégociation du
prix de l’Uranium en 2008. Il a d’ores et
déjà fait part à AREVA de son
intention de mettre
prochainement
1 500 tonnes d’Uranium en vente au
prix du
cours mondial ( pour donner une idée, en 2006, 3 500 tonnes
ont
été extraites du sol Nigérien). En
quelques mois,
plus de soixante nouvelles concessions ont été
accordées par le Niger…
Et Kadhafi dans
tout
ça ? Et bien il joue les diplomates,
négociant avec
les Touaregs la libération d’otages pris
à
l’armée
nigérienne, et jurant sur la tête de son chameau
qu’il n’a rien à voir avec ces
troubles…pourtant, les bruits vont bon train depuis que
Sarko et
sa putain se sont rendus à Tripoli !Car la Lybie
aussi
recèle de l’Uranium ! Ses stocks
d’Uranium
enrichi à des fins militaires
s’élèveraient
à 1 600 tonnes
(3)
, et des campagnes de
prospection dans le désert auraient d’ores et
déjà été
programmées par AREVA. De
quoi impressionner le Niger qui fournit à la France plus de
30%
de son Uranium militaire !
Imaginez !
Imaginez un monde
fabuleux dans lequel l’eau de mer serait
dessalée…
par l’électricité (voir
article p. 18)! Non
pas ce truc dégueulace, polluant, qui est produit par du
charbon, ou du pétrole , ni même ce truc
incertain, que
l’on pourrait transformer à partir de
l’énergie solaire ( le solaire, en Libye,
c’est
ridicule !), non ! une usine à dessaler
l’eau de
mer qui serait couplée à … un
réacteur
nucléaire ( mais peut-être pas un EPR).
Une
installation humanitaire, qui permettrait à tous les
« Tripoliens » de boire
à
satiété, qui permettrait aux Bédouins
de vendre un
minerai, qui, une fois finie sa douce carrière civile de
producteur d’électricité, pourrait
être
revendu à la France, en temps que déchet
hautement
enrichi, immédiatement recyclable dans l’armement
français… !
Ca fait
rêver, même si
ça n’est pas du goût des Allemands, qui
multiplient
les mises en garde au Président
français ! A les
entendre, la Libye ne serait pas un pays fiable ! Et Siemens,
qui
est actionnaire d’AREVA NT, la filière
AREVA
chargée de la construction des réacteurs,
à
hauteur de 34% de son capital, a menacé de
s’opposer
à la transaction. On s’en fout, a en substance
déclaré Sarko : en rachetant les parts
que
l’Allemand Siemens détient dans AREVA, la France
passera
outre ! Ben oui : le pacte d’actionnaires
AREVA
NT est révisable en 2012, et AREVA pourra alors
décider
d’exclure l’Allemand Siemens, sans autre forme de
procès !… pour le remplacer par le
français
ALSTOM , lui même détenu par… son
copain
Bouygues !
(4)Ah ! Francafrique,
quand tu nous tiens !!!
1- Le Devoir édition
du 27 07 07 remonter
2-
Abdoul Karim Saïdou-
communication faite lors de la journée de
réflexion du 11 août 2007 à
Niamey sur le thème : « Conflit armé
dans le Nord du Niger : Analyse
des enjeux géopolitiques et impacts sur le cadre
démocratique »remonter
3-
déclaration du Grand Niko lui même, faite,
oh !
hasard ! le… 25 Juillet dernier, jour de
l’expulsion
de Monsieur Pin ! remonter
4-
Les Echos 23 07 07 remonter
.
histoire
du Capitalisme
la
main sur le gourdin!
Chronique
écologique de Jacqueline Duchesne
sommaire

Mam’selle
Julie crache son venin…
Oh
là là ! ça se passe
plutôt mal en ce moment pour la France, au Niger !
Le
directeur local d’AREVA au Niger, Dominique Pin, a
été mis sous le coup d’un
arrêté
d’expulsion par le gouvernement Nigérien le 25
Juillet
dernier, alors qu’il était rentré en
France pour
ses vacances.
Cette expulsion n’est pas la
première ! Quelques jours plus tôt,
l’expert en
sécurité du groupe français,
l’ex-
général Gérard Denamur, avait lui
aussi
été sommé de ne plus remettre les
pieds au Niger.
Parallèlement,
toujours en Juillet, Radio France Internationale s’est vu
interdite de diffusion dans le pays pour une durée
d’un
mois. Elle est accusée de tronquer l’information
au profit
des rebelles, et de pratiquer une apologie du crime et de la violence.
A
l’origine de cette brouille entre la France et le Niger,
l’exploitation minière de l’uranium dans
la
région d’Agadez, située au Nord Est du
pays.
Tout
commence dans les années 90, lorsque des groupes de rebelles
Touaregs, entrent en révolte contre l’exploitation
des
mines d’Uranium dans la région d’Agadez.
Ces
mines sont majoritairement détenues par le groupe AREVA,
à travers deux filiales Somair et Cominak . Suite
à cinq
ans de conflit opposant les sociétés
minières et
les forces de sécurité nigériennes
(FSNI), aux
troupes rebelles qui mènent des attaques sporadiques, un
accord
est signé en 95, qui accorde à la population
locale une
priorité dans les embauches, et une aide
socio-économique. L’accord prévoit
entre autre de
nombreuses embauches de Touaregs dans l’armée
régulière, et que 15% des revenus que
l’Etat
Nigérien tire de l’exploitation soient
réinvestis
dans l’action sociale de proximité.
Mais
en
Février 2007, un nouveau groupe rebelle apparaît,
qui
repart au combat après douze ans de silence, le Mouvement
des
Nigériens pour la Justice (MNJ) mené par Agaly
Alambo. Il
entend protester contre le non respect des accords de 95, les
conditions sanitaires déplorables dans lesquelles se
trouvent
les populations locales ( voir la Gazette N°5 Avril 07), et la
discrimination dont souffrent les Touaregs face à
l’ethnie
majoritaire Haoussa. Pour cela, il multiplie les attaques ( contre un
site français d’exploration minière en
Avril,
contre un poste militaire puis une entreprise française
d’équipement routier en Juin…) et les
enlèvements ( un ressortissant chinois a
été
enlevé le 6 Juin, entrainant une suspension des
exploitations
chinoises du Niger, 72 militaires étaient retenus en otage
fin
Aout).
Face à cette situation, les
différentes
sociétés minières présentes
dans la
région d’Agadez ont choisi des solutions
différentes : la société
minière
chinoise CNEC a misé sur le gouvernement, et arme
les
troupes gouvernementales de façon à
protéger ses
intérêts. Forte de cet appui,
l’armée
Nigérienne s’est fortement
déployée dans la
région d’Agadez cet été.
AREVA,
elle, a
choisi d’entrer en contact avec les rebelles, et leur a
même versé, au titre d’aide humanitaire,
des sommes
d’argent.
Politique
Africaine..Ingérence
au Niger...

Le
Père Grognard refait
l’histoire… 
Le Père Grognard refait
l’histoire…
D’
Al Qaïda
Si
le mois de décembre est le mois du Père Noel, le
mois de
Septembre est devenu depuis quelques années celui de Ben
Laden.
Quel rapport entre les deux ? Comme le traineau du
Père
Noel, les avions de ben Laden sont descendus du ciel. Tous deux
apportent des cadeaux ( plus ou moins empoisonnés il est
vrai),
et tous deux sont entourés d’un grand
mystère quant
à leurs origines, leur lieu de résidence
habituel…
Ils ont leurs défenseurs naïfs, ceux qui croient en
eux, et
leurs détracteurs chevronnés, qui nient leur
existence…
En
bref, après avoir résolu
l’énigme de
l’un (voir l’article dans la Gazette N° 3-
déc
2006), j’m’en va cerner les questions qui planent
autour de
l’autre !
Accrochez-vous :
le Père Grognard se lance dans une longue
histoire !!!
Aux origines : le Wahhabisme: Comme
en Europe, mais tout à fait indépendamment, le
XVIII°
s a été une époque de remise en
question dans un
monde Islamique, qui s’interrogeait sur ses lois et ses
formes de
pouvoirs. L’Islam redécouvrait ses sources, et
était amené à les
reconsidérer. Cette
période s’appelle la Nahda : la
Renaissance.Dans
ce vaste mouvement - sur lequel votre serviteur ne
s’attardera
pas ! – on assiste à une
volonté de
réformes multiples : réforme de la
langue en Syrie,
par exemple, volonté de repenser et d’harmoniser
la
taqlîd, c’est à dire
littéralement
« l’imitation »,
l’ensemble des lois
issues non pas du Coran ou de la Sunna, mais de différentes
traditions et interprétations qui peuvent varier selon les
régions.C’est
dans cet univers riche en questionnements sociaux et religieux que
naitra le Wahhabisme ou Salafisme, sous l’impulsion de deux
frères Sulaymân ibn ‘Abd
al-Wahhâb, un
théologien et Muhammad ibn ‘Abd
al-Wahhâb
(1720-1792), un théologien réformateur qui
provoqua
à l’époque une véritable
levée de
boucliers. En
se basant sur les œuvres de Ahmad ibn Hanbal (IXe
siècle)
et Ibn Taïmya (XIIIe siècle), les Wahhâb
remettent en
question un dogme établi, selon lequel seul un
« extracteur absolu »,
doté de pouvoirs
spirituels exceptionnels (le mujtahid mutlaq) pouvait
interpréter le Coran et la Sunna pour former et
comprendre
l’ ijtihâd, l’ensemble des lois divines,
qui doivent
être appliquées dans tout pays Musulman Sunnite.
Selon
eux, cette limitation est une hérésie, en ce
qu’elle interdit à l’individu de
réfléchir sur l’Ecriture, et le
condamne à
ne pouvoir aborder de la religion que la seule
« imitation
des Sages »( taqlîd).Autant
dire que cette idée fit bondir les théologiens
Sunnites,
car elle ouvrait la voie à un contre pouvoir religieux, et
une
remise en cause de leur légitimité à
influencer
seuls les puissants.Elle
aurait sans doute sombré dans l’oubli, si elle ne
s’était muée en une idée
politique,
portée armes à la main par les princes Saoud,
grande
famille d’Arabie. Muhammad ibn ‘Abd
al-Wahhâb eut en
effet la bonne idée d’épouser une fille
Saoud, et
de devenir ainsi gendre du Prince, qui adopta ses
conceptions, et
en fit le pilier même de son autorité (vous
expliquer les
méandres théologico-politiques de cette alliance
prendrait deux pages, je fais donc une impasse !). Autours
de l’année 1800, les Princes Saoud tenaient entre
leurs mains presque toute la Péninsule Arabique.Muhammad
ibn ‘Abd al-Wahhâb eut en effet la bonne
idée
d’épouser une fille Saoud, et de devenir ainsi
gendre du
Prince, qui adopta ses conceptions, et en fit le pilier même
de
son autorité (vous expliquer les méandres
théologico-politiques de cette alliance prendrait deux
pages, je
fais donc une impasse !). Autours
de l’année 1800, les Princes Saoud tenaient entre
leurs
mains presque toute la Péninsule Arabique
Les liens avec les rères
Musulmans : C’est
ainsi que l’Arabie Saoudite s’est
trouvée
liée au mouvement des Frères Musulmans,
association
fondée en 1928 en Egypte par Hassan el Banna, qui milite
contre
l’imitation aveugle du modèle occidental par les
sociétés Arabes, et contre la
laïcité des
Etats. Les Frères Musulmans veulent instaurer des Etats
islamistes, dont les lois seraient basées sur la Charia,
extraite du Coran et de la Sunna. Dès sa
création, ce
mouvement, qui revendique une action politique et pacifiste,
connaît un grand succès auprès des
masses
populaires, qui se reconnaissent dans ses revendications, et dont les
actions de terrain ( écoles, hôpitaux, chaines de
solidarités…) pallient à une action
sociale de
l’Etat quasi inexistante. Il essaime en Syrie, en Jordanie,
en
Palestine, au Liban, au Maghreb, au Pakistan, en
Afghanistan…
partout où les Etats Unis et L’Europe de
l’Ouest,
d’une part, et l’URSS d’autre part,
posent leurs
jalons pour transformer à leur image les
sociétés
Musulmanes Sunnites, et où les pouvoirs en place
revendiquent la
laïcité, et l’abandon des
repères
traditionnels.Longtemps,
les Occidentaux, par l’intermédiaire de
l’Arabie
Saoudite, financeront la Confrérie…Mais les
Frères
Musulmans sont victimes de persécutions dans leur pays. Ces
persécutions auront pour conséquence de
radicaliser le
mouvement dès les années 60.
En
Egypte, le
socialiste Nasser, qui était venu au pouvoir grâce
à la Confrérie qui avait appuyé son
coup
d’état en 52, et au prêcheur
Sayyid Qotb, qui
devint son conseiller, se retourne contre elle dès 54, et
fait
arrêter, torturer, et exécuter beaucoup de ses
membres.
De
sa prison Qobt écrit « Signes de
piste »,
un livre dans lequel il remet en question le pacifisme des
Frères, et prône la prise de pouvoir par la
violence et la
clandestinité, et « A l’ombre
du
Coran », dans lequel il raconte son martyre. Ces
deux livres
seront à la base du changement de conception de certains
Frères, qui n’hésiteront plus
à se
radicaliser, contre l’avis de leurs dirigeants.
En
66, une
nouvelle vague de répression sanglante initiée
par Nasser
frappe les Frères. Ils se mettrons alors à
soutenir
Sadate, un homme de droite, qui accèdera au pouvoir
grâce
à leur soutient en 70.
Mais très vite,
sa politique
d’ouverture envers Israël provoque une nouvelle
scission.
Impliqués dans son assassinat en 78, ils seront à
nouveau
pourchassés par son successeur Musharraf.
Dans les
années 80, les Frères organisent et soutiennent
naturellement la guérilla Afghane contre le gouvernement
soviétique. Mais ils ne s’impliquent pas
militairement .
Leur action se borne à rassembler les tribus, à
fournir
une aide humanitaire ( hôpitaux, ravitaillement…)
et
à financer leurs actions.
L’Arabie saoudite,entre
Wahhabisme et pro-occidentalisme Tout
au long du XIX° s., les Princes Saoud se sont
opposés
militairement au Grand Califat d’Istanbul, qui dominait
à
l’époque le monde arabo-musulman… et se
sont
trouvés en cela alliés aux puissances
colonialistes
occidentales, anglaises en l’occurrence. De 1915 à
1927,
cette alliance est concrétisée par la signature
de
nombreux Traités de coopération, qui
permettent
aux Princes Saoud de dominer les tribus rivales avec
l’appui militaire des Britanniques.En
1930, le Royaume d’Arabie Saoudite est officiellement
créé. Le Roi s’allie
immédiatement aux
Américains, et accepte de vendre son pétrole en
exclusivité aux USA, en échange de la protection
militaire de ces derniers.Dans
la foulée, il accepte de moderniser le pays, de laisser le
téléphone,
l’électricité, les avions,
les automobiles… s’installer , contre
l’avis de la
plupart de ses populations, profondément conservatrices. Depuis
sa création, l’Arabie se retrouve, si
l’on peut
dire, le cul entre deux chaises, à la fois
dépendante des
occidentaux, et tirant sa légitimité
auprès des
Arabes, de son attachement à la source de l’Islam.
Ses
différents Rois se sont donc attachés,
d’une part,
à ne pas contrarier leurs rapports
privilégiés
avec les USA, d’autre part, à appuyer, pour
satisfaire son
peuple, profondément Salafite, les mouvements rigoristes
populaires dans les autres pays Arabes.
Ayman Al
Zawahiri :
Il
nait au Caire en 1951, dans une famille d’universitaires
brillants, pieux et conservateurs, mais qui vivent dans une riche
banlieue très occidentalisée.
Très
pieux
dès le plus jeune âge, grand admirateur de Qobt,
il
crée son premier groupe clandestin ayant pour but le
renversement du pouvoir, et l’instauration d’une
république Islamique, dans son lycée en 1966,
l’année même où Nasser fait
exécuter,
emprisonner ou torturer beaucoup de Frères Musulmans. Ces
derniers se radicalisent, et certains, dont Zawahiri, forment des
cellules clandestines qui se veulent
« l’avant garde
de la Révolution ».
Parallèlement, en temps
que chirurgien, il travaille dans l’action humanitaire. De 80
à 81, il partira en Afghanistan, soigner les Moudjahidines.
En
81, Sadate, qui avait signé en 78 la paix avec
Israël, est
assassiné par une de ces cellules. Une nouvelle vague
d’arrestation va suivre, à laquelle Zawahiri,
récemment rentré en Egypte,
n’échappe pas.
Mais lors du procès, qui est diffusé par
plusieurs
chaines de télévision, il prend la parole au nom
de tous
les accusés, et attaque virulemment la
démocratie,
l’impérialisme, le communisme, le
sionisme…
Il est emprisonné, et torturé pendant trois ans.
En
84, Zawahiri sort de prison, et s’envole pour
l’Arabie
Saoudite, d’où il part en 85 pour le Pakistan.
Là,
il prend contact avec deux activistes de terrain, qui travaillent main
dans la main au recrutement et à la formation des volontaires
au
Djihad, Azzam, et Ben
Laden.
Oussama
Ben Laden est né en 1957, en Arabie Saoudite. Son
père, Yéménite d’origine,
est attaché
à la famille royale depuis la création
même du
royaume, dont il est un des bâtisseurs, en temps
qu’entrepreneur officiel des Saoud. Sa mère,
d’origine syrienne, sera vite répudiée,
et
remariée, suivant la tradition, par son ex-mari à
un
autre entrepreneur, auquel il confie aussi Oussama.
Oussama et sa
mère rejoignent son beau père dans la ville
très occidentalisée de Djedda.
Ses seuls vices connus
sont les voitures de sport et le foot.
Après
la guerre Israélo- arabe de 1973, l’embargo
pétrolier va faire rentrer dans les caisses Saoudiennes
beaucoup
d’argent « facile ».
La
famille Ben Laden en profite évidement, mais pas de
façon
uniforme : Oussama est fils de parents divorcés, et
son
père a 23 autres enfants. Sa mère et lui ne sont
pas
particulièrement privilégiés.
En
1974, Oussama épouse une cousine, et reste vivre chez sa
mère. Il entre naturellement dans les affaires de son
père et de son beau père, et suit des
études de
gestion qu’il n’achèvera pas.
L’implication
politique de Ben Laden commence en 1979, en Syrie, les
Frères
Musulmans provoquent des soulèvements contre le
président
Assad, et Oussama leur envoie un soutient financier.
La
même année, l’URSS intervient en
Afghanistan contre
la guérilla islamiste. L’Arabie Saoudite
s’implique
officiellement dans cette guerre civile, et soutient
financièrement et militairement les rebelles.
Les
grandes familles proches du pouvoir Saoudien, sont priées de
s’investir dans ce qui est présenté
comme un Jihad
(une guerre sainte), contre les forces soviétiques. Oussama
s’envole pour l’Afghanistan en 1980, en temps que
représentant de la famille Ben Laden.
Dès
lors, et jusqu’à la fin de la décennie,
il sera
chargé de recueillir des fonds pour la cause
Moudjahidine :
il fréquente les hautes sphères du pouvoir
Saoudien,
passe à la télé, devient un personnage
très
connu et très populaire.
C’est
durant cette période qu’il fait la connaissance
d’Abdallah Azzam, qui accueille depuis 1981 à
Peshawar les volontaires étrangers pour le Jihad Afghan.
Et Ben Laden
dans tout ça ?!
On y
vient ! ne vous inquiétez pas !Mais
d’abord, il faut bousculer une idée trop
facilement
diffusée dans les médias : Ben Laden
n’est ni
le seul créateur, ni le seul
« animateur »
d’Al Qaïda. A
l’origine de ce mouvement se retrouvent trois hommes, dont
les
destins vont se lier pendant le Guerre
d’Afghanistan : le
Saoudien Ben Laden, le Palestinien Azzam, et l’Egyptien Al
Zawahiri.Trois
histoires personnelles très différentes, que nous
allons
aborder l’une après l’autre,
jusqu’au moment
où elles se confondront. ( Si ça vous gonfle,
allez
directement à la
case « la
guerre d’Afghanistan »)Abdallah
Azzam : 1941-1989
Savant
religieux d’origine Palestinienne, Azzam est le principal
théoricien de l’islamisme radical, il fut le
pionnier de
l’engagement des volontaires Arabes dans le Jihad Afghan.
Il
devint un icône du monde des musulmans radicaux.
Il
a beaucoup écrit (1) et
enseigné. Ses conférences enregistrées
ont fait le tour du monde.
Azzam est né
en Palestine d’une famille d’épiciers,
pas particulièrement pieux.
Il
prend pour la première fois contact avec les
Frères
Musulmans en 1955, par l’intermédiaire de son
maître
Chaqif Assad, qui lui présentera des personnes haut
placées dans le mouvement. Il fait avec eux des
études
Islamiques, avant d’entrer au collège agricole,
où
il suivra des études, puis deviendra
enseignant.
Il
part ensuite faire ses études de droit à Damas (
1964-1966) où il obtient une licence en Charia de
l’université.
En 66, il rentre en
Cisjordanie, où il enseigne, donne des
conférences, et prêche dans les
mosquées.
Il se marie à une
Palestinienne qui lui donnera huit enfants.
Après
la guerre de 67 contre Israël, la famille Assad
émigre en
Jordanie, dans le camps de réfugiés d’
Al Zarqa,
près d’Amman, puis à Aman,
où il enseigne
dans une école secondaire de filles.
En Egypte,
depuis 66,
Nasser avait très durement touché les
Frères
Musulmans, par des emprisonnements, des tortures, et des
exécutions. Le mouvement s’était donc
radicalisé. Mais en 70, le nouveau président
Sadate, dans
un souci de pacification, libère la majeure partie des
Frères emprisonnés, et leur donne davantage de
liberté d’expression. Les Frères des
pays voisins
affluent.
Azzam arrive
donc dans la capitale mondiale de l’islamisme.
Il
repart en 73, avec en poche son doctorat, et un carnet
d’adresse
plein, qui complète celui qu’il
s’était
constitué à Damas.
En 73, il retourne en
Jordanie,
où il enseigne le droit à
l’université
d’Amman. Son succès auprès des
étudiants est
énorme. Il donne des cours du soir dans les
mosquées,
reçoit des étudiants chez lui, prêche
dans
différents pays (dont les Etats Unis), et enregistre des
conférences qui seront largement diffusées. Les
autorités Jordaniennes, qui sont pourtant en bon terme avec
les
Frères Musulmans, sont agacées par ses positions
de plus
en plus radicales et critiques.
Au début
des
années 80, une querelle avec le journal officiel Al Ra
‘y
au sujet de caricatures donne à la Jordanie un
prétexte
pour l’exclure de l’université.
Azzam
part en
Arabie Saoudite, où il devient professeur dans la nouvelle
université. Ben Laden, qui se trouvait à cette
époque dans cette même université
l’a
peut-être rencontré furtivement.
En
Octobre, Azzam
accomplie son pèlerinage à la Mecque,
où il
rencontre Al Sananiri, un Frère Musulman d’Egypte,
qui
avait réussi à réconcilier les
différentes
tribus Afghanes pour organiser la résistance
armée contre
les Soviétiques. Al Sananiri a une telle influence sur Azzam
que
ce dernier demande un poste d’enseignant à
l’université d’Islamabad ( Pakistan),
université fondée et financée par les
princes
Saoud. Il l’obtient en 81, et quitte l’Arabie.
Au
Pakistan, il servira de lien entre les mouvements islamistes du monde,
et les Afghans. Dès 82, il enseigne à mi temps
à
Islamabad, et se consacre à la cause Afghane. Mais il ne
parvient pas à rassembler plus de 20 volontaires.
En
84, dans
son livre « la défense des territoires
musulmans », qui est préfacé
par
d’éminents collègues, il lance une
fatwa faisant de
l’implication dans la guerre d’Afghanistan un
devoir pour
tout musulman. Cette position lui vaudra de se fâcher avec le
chef Jordanien des Frères Musulmans, qui
préfère apporter une aide financière
et
humanitaire aux Moudjahidines.
Azzam qui est exclu des
Frères
Musulmans en Jordanie, quitte l’université
d’Islamabad, et part pour Peshawar, où il
rencontrera
Oussama Ben Laden.
1-
« la
défense des territoires nationaux »,
« rejoins la
caravane »…-remonter
Résultat :
le 25 Juillet dernier, Dominique Pin, directeur local du groupe AREVA a
été accusé par le gouvernement de
financer la
rébellion Touareg.
« L’argent
versé
par le groupe Areva était destiné à
financer la
protection de ses salariés sur le site
d’exploration
d’Imouraren, démarche qui relève du
devoir de
l’entreprise envers son personnel, a
déclaré le
porte parole d’ AREVA. Si cet argent a
été
partiellement détourné de ses fins, il
l’a
été aux dépens
d’Areva. ».
Le
journal suisse La Tribune émettait dans son
édition du
27/07/07, l’hypothèse d’un
détournement
pratiqué par un officier de l’armée
nigérienne, qui aurait déserté avec
l’argent.
Sur
ce Jean Marie Bockel, le secrétaire
d’état
français à la coopération a mis cet
incident
diplomatique sur le compte de… la malchance ! "A
partir du
moment où un responsable de sécurité
décide
de rejoindre la rébellion sans rien demander à
personne,
je comprends que ce soit mal perçu du point de vue des
autorités du Niger. Du point de vue d'Areva, c'est un peu
pas de
chance", a-t-il déclaré le 1 Aout.
D’après
le gouvernement français, AREVA aurait eu
l’intention de
se payer les services des FNSI par l’intermédiaire
d’un officier, qui aurait déserté avec
l’argent … peut-être pour rejoindre la
rébellion…
D’après
la Coordination de la Société Civile
Nigérienne
(1),
et le gouvernement de Niamey, la France et la Lybie appuieraient la
rébellion. En effet, depuis le début des
années
90, la France qui était très très bien
placée dans l’exploitation des ressources du
Sahara perd
progressivement du terrain, d’abord au profit des USA, qui
ont
profité de la lutte anti-terroriste pour déployer
des
troupes ici et là, puis à celui des chinois, des
Indiens,
des canadiens et des Britanniques, qui se sont récemment vu
octroyer des concessions pétrolières et
minières… Le gouvernement Nigérien a
tout
bonnement mis fin au monopole français sur ses
ressources en accordant plusieurs centaines de concessions
à d’autres sociétés au cours
de ces sept
dernières années !
Cela est
d’autant plus
regrettable qu’Anne Lauvergeon, la présidente
d’AREVA, avait annoncé en Décembre
2006, que le
groupe allait doubler ses capacités d’extraction
en 2007,
et investir massivement au Niger. Le contrat entre AREVA et le
gouvernement nigérien a été revu
à cette
occasion, en toute opacité, cela s’entend, et le
prix
d’achat du minerai
« revalorisé » :
il a
été conclu qu’Areva le payerai 40 000
FCFA le kilo,
quand le prix à qualité équivalente
sur le
marché mondial est de l’ordre de 126 000 FCFA pour
un kilo.
De
son côté, la Lybie du très
démocrate et
très anti terroriste Kadhafi, revendique quelque 30 000 Km2
de
terre saharienne riche en minerai au Niger… terre
située
justement dans la région d’Agadez .(
D’après
une récente déclaration du Président
Tonga, ce
litige devrait être prochainement porté devant la
cour
Internationale de La Haye
2.)
Alors…
Alors d’après le journal Suisse Le Temps, le
Président Tonga, en jouant ainsi la carte du bras de fer
avec la
France, aurait dans l’idée une
renégociation du
prix de l’Uranium en 2008. Il a d’ores et
déjà fait part à AREVA de son
intention de mettre
prochainement
1 500 tonnes d’Uranium en vente au
prix du
cours mondial ( pour donner une idée, en 2006, 3 500 tonnes
ont
été extraites du sol Nigérien). En
quelques mois,
plus de soixante nouvelles concessions ont été
accordées par le Niger…
Et Kadhafi dans
tout
ça ? Et bien il joue les diplomates,
négociant avec
les Touaregs la libération d’otages pris
à
l’armée
nigérienne, et jurant sur la tête de son chameau
qu’il n’a rien à voir avec ces
troubles…pourtant, les bruits vont bon train depuis que
Sarko et
sa putain se sont rendus à Tripoli !Car la Lybie
aussi
recèle de l’Uranium ! Ses stocks
d’Uranium
enrichi à des fins militaires
s’élèveraient
à 1 600 tonnes
(3) , et
des campagnes de
prospection dans le désert auraient d’ores et
déjà été
programmées par AREVA. De
quoi impressionner le Niger qui fournit à la France plus de
30%
de son Uranium militaire !
Imaginez !
Imaginez un monde
fabuleux dans lequel l’eau de mer serait
dessalée…
par l’électricité (voir
article p. 18)! Non
pas ce truc dégueulace, polluant, qui est produit par du
charbon, ou du pétrole , ni même ce truc
incertain, que
l’on pourrait transformer à partir de
l’énergie solaire ( le solaire, en Libye,
c’est
ridicule !), non ! une usine à dessaler
l’eau de
mer qui serait couplée à … un
réacteur
nucléaire ( mais peut-être pas un EPR).
Une
installation humanitaire, qui permettrait à tous les
« Tripoliens » de boire
à
satiété, qui permettrait aux Bédouins
de vendre un
minerai, qui, une fois finie sa douce carrière civile de
producteur d’électricité, pourrait
être
revendu à la France, en temps que déchet
hautement
enrichi, immédiatement recyclable dans l’armement
français… !
Ca fait
rêver, même si
ça n’est pas du goût des Allemands, qui
multiplient
les mises en garde au Président
français ! A les
entendre, la Libye ne serait pas un pays fiable ! Et Siemens,
qui
est actionnaire d’AREVA NT, la filière
AREVA
chargée de la construction des réacteurs,
à
hauteur de 34% de son capital, a menacé de
s’opposer
à la transaction. On s’en fout, a en substance
déclaré Sarko : en rachetant les parts
que
l’Allemand Siemens détient dans AREVA, la France
passera
outre ! Ben oui : le pacte d’actionnaires
AREVA
NT est révisable en 2012, et AREVA pourra alors
décider
d’exclure l’Allemand Siemens, sans autre forme de
procès !… pour le remplacer par le
français
ALSTOM , lui même détenu par… son
copain
Bouygues !
(4)Ah ! Francafrique,
quand tu nous tiens !!!
1- Le Devoir édition
du 27 07 07 remonter
2-
Abdoul Karim Saïdou-
communication faite lors de la journée de
réflexion du 11 août 2007 à
Niamey sur le thème : « Conflit armé
dans le Nord du Niger : Analyse
des enjeux géopolitiques et impacts sur le cadre
démocratique »remonter
3-
déclaration du Grand Niko lui même, faite,
oh !
hasard ! le… 25 Juillet dernier, jour de
l’expulsion
de Monsieur Pin ! remonter
4-
Les Echos 23 07 07 remonter
.

La guerre
d’Afghanistan :
Azzam
est issu des Frères Musulmans, mouvement très
largement
politique, et il a misé, pour la réalisation de
son
projet, sur des hommes au passé cohérant,
à
l’engagement clair, sorte d’élite
triée sur
le volet.
Ben
Laden a été éduqué dans
l’obédience Salafito-Wahhabite, et accorde
beaucoup
d’importance à l’implication des
individus, quels
qu’ils soient. Il joue sur son passé, sur ses
origines
douteuses ( il se présente lui même comme un fils
illégitime, ce qui semble être une invention), sur
ses
faiblesses, pour se rapprocher au plus près des
générations arabes des années 80, qui
ont grandi
entre Coran et télévision, entre
Mosquée et
boîte de nuit…et se présenter
à eux sous les
traits d’un « born
again », ce qu’il
n’est pas.
Ensemble,
Azzam et Ben Laden vont former le « Bureau des
Services » ( Maktab al khadamat), organisme
chargé de
recruter, d’héberger, de former, et de
répartir sur
le front les volontaires au Jihad en provenance du monde
Musulman.
Au
milieu des années 80, les Etats Unis, qui soutenaient la
guérilla Afghane dans le but d’appauvrir et
d’enliser l’URSS dans une guerre très
difficile,
réalisent que ceux ci vont se désengager du
bourbier. Les
USA vont alors chercher à provoquer chez les
Soviétiques
un maximum de pertes, en distribuant aux Moudjahidines des armes ultra
sophistiquées ( missiles springer...), mais aussi en
devenant de
moins en moins regardants sur les origines des fonds de soutien
(drogue, trafic d’armes...)
Parallèlement,
des tensions naissent au sein de la guérilla : les
différentes tribus chassent les associations humanitaires,
et
des différences théologiques séparent
les Arabes
des Afghans, sur des questions tant dogmatiques que rituelles.

Oussama
Ben Laden va alors prendre parti contre Saddam Hussein, qui
après la victoire de l’Irak sur l’Iran,
réclame à l’Occident pour lequel il a
œuvré, outre l’effacement de la dette,
une place de
grande puissance régionale pour son pays.
Lorsque
l’Irak envahit le Koweït (1991), Ben Laden estime
pouvoir le
délivrer avec ses hommes. Il fait pression sur le pouvoir
Saoudien pour qu’il l’envoie en mission officielle
(
Koweït et Arabie Saoudite sont des alliés). Mais
les
Princes Saoud refusent, et préfèrent faire appel
à
la coalition Occidentale.
Ben Laden s’implique alors
pour le
Yémen, divisé entre le Nord communiste, et le Sud
pro
Occidental. Une nouvelle fois il réclame une mission au
pouvoir
Saoudien qui la lui refuse. Il va alors s’opposer virulemment
aux
Princes, publier des tracts, parler en public, si bien qu’en
1994, les Saoud font geler ses avoirs, lui retirent sa
nationalité Saoudienne, et le chasser de leur territoire.
Oussama
s’est réfugié au
Soudan, où il
ouvre des camps d’entrainement pour
vétérans
d’Afghanistan, et finance plusieurs chantiers, depuis 92.
Zawahiri ne tarde pas à le rejoindre. De
là , il
voyage sans cesse, donnant des cours, des conférences, et
rassemblant des fonds. Mais il supervise aussi des attentats
menés en Egypte.
Impliqué dans la
tentative
d’assassinat du Président Egyptien Moubarak,
à Adis Abbeba en 1995, les Etats Unis le forcent,
ainsi
que ben Laden à quitter le Soudan un an plus tard.
Ben
Laden s’envole pour l’Afghanistan, où
les Talibans
ont pris le pouvoir, tandis que Zawahiri reprend une série
de
voyages. Mais cela ne le mène pas très loin, et
il finit
par rejoindre Oussama en Afghanistan, où les deux hommes
créent le 23 Février 1998 le Front Islamique
mondial pour
le Jihad contre les Juifs et les Croisés.
Immédiatement,
les services secrets occidentaux vont se concentrer sur le Jihad
Egyptien, et plusieurs cadres en exil seront
arrêtés.
Le
7 Aout 98, date anniversaire de l’installation des troupes
Etatsuniennes en Arabie Saoudite ( 7 Aout 1990),
l’organisation
signe son premier attentat en détruisant
simultanément les ambassades américaines du Kenya
et de
Tanzanie. Il y aura plus de 200 morts.
Pour Ben Laden, cet
attentat
vise d’avantage les Princes Saoud que les USA : Ben
Laden
les rend responsables de la chute du Califat d’Istanbul,
contre
lequel ils s’étaient alliés avec les
Anglais au
début du siècle, et de l’intrusion des
Occidentaux
dans les affaires Arabes. Il a pour but avoué de renverser
leur
pouvoir en Arabie Saoudite. Mais plus largement, Ben Laden aspire
à l’instauration d’un
« Vicariat de
Dieu » pour le monde musulman, et ceci passe
inévitablement par la destruction totale non seulement des
Saoud, mais aussi de leur plus proche soutient : les USA. Pour
Zawahiri, en revanche, le double attentat est une réponse
aux
arrestations qui ont touché son mouvement.
En
représailles, les USA bombardent un camps d’ Al
Qaïda
au Soudan, et une de ses usines de médicaments. En 2000 Al
Qaïda attaque un navire de guerre
américain…
l’escalade est continue jusqu’en septembre 2001.
Mais
l’adhésion de Zawahiri aux idées de Ben
Laden ne
fait pas l’unanimité dans son groupe,
d’autant plus
que les autres groupes armés Egyptiens viennent de lancer un
appel à la cessation des actions violentes contre les
gouvernements, et à la reprise de la lutte globale contre
Israël et les Etats Unis par la conciliation et le
prêche. Le groupe éclate, en Juin 2001, et les
partisans
de Zawahiri fusionnent avec ceux de Ben Laden pour former la
Qaidat-al-Jihad, association à l’origine du fameux
attentat de Septembre
Dès
le départ, Al Qaïda se distingue des organisations
terroristes connues par deux
spécificités : la
décentralisation de ses recrutements, et ses actions
symboliques
et simultanées. Contrairement aux autres groupes, qui
profitent
d’opportunités favorables pour
perpétrer des
attaques « uniques », Al
Quaïda reproduit
ses actions, de façon à créer des
chocs
médiatiques, au retentissement énorme, beaucoup
plus
efficaces dans leur diffusion que le pourraient
l’être des
attaques isolées.
Depuis la fin de la guerre froide
et des
conflits des années 80, les pouvoirs dans les pays arabes se
sont comme pétrifiés : alors que la
plupart des pays
du monde ont entamé une libéralisation
progressive,
ils se sont
« englués » dans un
autoritarisme de plus en plus anachronique.
Partout, dans les
années 80, la jeune génération a
été
sacrifiée au profit de la classe moyenne
déjà en
place. Ces jeunes s’en sont remis à
l’islamisme, qui
proposait des réformes sociales en leur faveur. Les pouvoirs
en
place les ont alors stigmatisés, et ont repoussé
les
mouvements crédibles d’opposition et
leurs
idéologues vers la violence et la lutte armée, en
réduisant l’espace politique à
néant.
Mais
depuis la première guerre du Golfe (91), la demande
d’information de la classe moyenne a permis à de
grands
médias Arabes de se développer , et
même
d’ouvrir des bureaux à
l’étranger, dans des
pays occidentaux.
L’Arabie Saoudite a
lancé la chaine
télévisée MSA, vite
supplantée par la
chaine Qatariote née en 96 Al Jazirah, plus libre et
offensive.
(2)
Ben Laden « recommandations
tactiques »
remonterToutes
ces télés se lancent dans une course à
l’audimat, qui implique un traitement en temps
réel de
l’information. C’est sur ce nouveau
paramètre que va
jouer Al-Qaïda : l’attentat
perpétré par
cette organisation est strictement symbolique, et ne cherche pas
à établir un contact ou faire valoir une monnaie
d’échange. Ben Laden cherche à
atteindre un public
jeune, et habitué à la
télévision.
Par
exemple, il se mettra en scène après le 11
septembre
2001, dans la peau d’un acète Afghan, par
opposition aux
images d’opulence associées à New York.
De
même, il s’oppose dans ses déclaration
aux
nationalismes Arabes, qu’il pense à
l’origine de la
chute du Grand Califat, tout en évoquant plus loin les
différentes tribus et
ethnies.
Ben
Laden ratisse très large. Son mouvement entend rassembler
autours d’un même but tout le monde
musulman ( Ouma):
le Jihad est présenté à la fois comme
un devoir
individuel et un devoir incombant à la
collectivité dans
son entier , mais selon le principe de Ben
Laden :«on
(Al-Qaïda) peut accomplir la mission, et le
péché
sera levé pour le reste de
l’Ouma »
(2).
Il
conçoit donc son mouvement comme une
« élite
thaumaturge » agissant pour le compte de tous. Le
recrutement n’est nécessaire que temps que le
nombre de
guerriers n’est pas atteint. Ceux ci seront les
« parfaits »,
l’élite. Les autres,
les « mondains », ne sont donc
pas
condamnés, et justifient l’existence et le
prédominance de cette élite. Al-Qaïda a
pour but de
réorganiser un monde musulman en délabrement, en
rétablissant la « véritable
Loi »
coranique oubliée.
Ben Laden
n’est ni un politicien
ni un idéologue, mais une figure charismatique, à
laquelle les jeunes générations du monde Arabe
qui ont
grandi entre jouissance sans limite et tradition peuvent facilement
s’identifier.
Pourtant, une aura et des
finances ne
suffisent pas à légitimer une pensée
politico-religieuse. C’est en cela qu’Al Zawahiri
est
complémentaire à Ben Laden à la
tête du
nouveau mouvement islamiste radical, et c’est pour cela
qu’il apparaitra régulièrement aux
côtés, puis à la place de Ben Laden
dans les
médias Arabes: parce qu’il est celui qui
a
théorisé les actions du mouvement dans ses deux
ouvrages
« Cavaliers sous l’étendard du
Prophète » ( fin 2001), et
« l’allégeance et la
rupture »
(2002) dans lequel il expose les buts poursuivis par les Jihadistes
(l’établissement d’un territoire
musulman sur la
totalité des terres ayant un jour appartenu à
l’Islam, totale ségrégation entre les
Musulmans et
les Impies, établissement de la Charia comme loi unique et
figée, abolition de la démocratie
laïque).
Cet article a été
rédigé à partir des ouvrages suivants:
«
Al Qaïda dans le texte »
ouvrage
collectif sous la direction de G.Kepel
PUF 2005
« Les
hommes d’Al-Qaïda : discours et
stratégie »
Dominique Thomas
Michalon
2005
« la géopolitique
de l’apocalypse»
La démocratie
à l’épreuve de l’islamisme
F.Encel
Flammarion
2002
« Le
fondamentalisme islamique est-il soluble dans une théologie
de
la libération ? »*
article
de Mohamed Tahar Bensaada
2007
« Le
« wahhabisme », arme fatale du
néo-orientalisme »*
article de
Pascal Ménoret
décembre 2004
« Désaccords
au sujet de la
« résistance » en Irak
dans
la mouvance salafiste et djihadiste »*
article
de Dominique Thomas
2005
* consultables
sur http://www. ouma.
com
Encore
une fois, amis Sans-culottes, ne cédons pas
naïvement aux
poncifs que nous balancent en permanence les médias. Pas
plus
que le Père Noel, Ben Laden n’est, comme on
voudrait nous
le faire croire, une invention sortie de la poche des Etats Unis, mais
un homme aux idées claires et bien pensées, qui a
su
tirer parti des opportunités qui lui étaient
faites pour
fonder sa propre organisation terroriste, trouver ses propres chemins
de financement, et jouer des faiblesses des administrations
occidentales pour obtenir leur aide malgré elles. En outre,
il a
su s’appuyer sur les outils mêmes du monde
qu’il
dénonce, se jouant des médias et des images, et
les
manipulant à loisir.
En attirant à sa
cause des hommes
reconnus et respectés dans le monde des Frères
Musulmans,
il a su se créer une légitimité aux
yeux de
certains Arabes cultivés, en recherche
d’idéal,
mais aussi aux yeux de certains hommes du peuple, qui voient en
l’occidentalisation de leur société la
cause de
leurs malheurs.
Non, les Américains n’ont
pas
inventé Ben Laden, pas plus qu’ils n’ont
inventé le fil à couper le beurre. Mais leur
politique
interventionniste a servi ses desseins…
et les
servira encore !
Ma
chère maman qui adorait me laisser cuire au soleil sans me
réhydrater toutes les premières quinzaines de
mois
d’Aout, ne croyait pas si bien dire !
Eh
oui, les
amis ! il est désormais possible de fabriquer de
l’eau potable… avec de l’eau de
mer !
Comment ? Eh bien grâce à des stations de
dessalage
implantées près des côtes. Rien de plus
simple ! Cela fait plus de trente ans que ce
procédé
a été inauguré en ex URSS
(Aktau-Kazakhstan
1973).
Deux procédés rivalisent
actuellement :
la
distillation, le plus ancien, qui consiste à chauffer
l’eau de mer grâce à une centrale
électrique
située à côté de la station
de dessalage, et
à récupérer la vapeur d’eau
obtenue
d’un côté, et les minéraux de
l’autre.
La
nano-filtration, inventé il y a une vingtaine
d’années, qui consiste à filtrer
l’eau de mer
au travers de membranes, qui la déminéralisent.
Ce
procédé coûte cher, et
nécessite de
reminéraliser l’eau pour la rendre propre
à la
consommation. Il est donc moins employé.
Quelque
soit le
moyen choisi, le dessalage produit un résidu de
minéraux
concentrés qui, rejeté dans la mer, encourage la
prolifération d’algues, et l’eau ainsi
produite est
susceptible de contenir un taux élevé
d’hydrocarbures… miam ! miam !
Malgré
tout, et puisque nous sommes toujours aussi gourmands en eau, le
dessalage connaît un développement
continu : le
nombre de M3 produits double tous les dix ans. D’abord
réservé aux pétro monarchies du Golfe,
seules en
mesure d’utiliser du pétrole assez bon
marché pour
rentabiliser l’opération, il a essaimé
tout autours
de la Méditerranée : en Espagne, en
Grèce, en
Italie, en Algérie, mais aussi aux Etats-Unis, en Europe du
Nord, où la Belgique, les Pays Bas et l’Allemagne
sont
équipés, et qui sait peut-être
demain… en
Libye !
Il existe actuellement 12 000 stations de
dessalage
dans le monde, qui produisent 35 millions de M3 d’eau douce
(0,3%
de la consommation mondiale).
La plupart e ces structures sont
énormes, et nécessitent une quantité
très
importante de pétrole, afin de produire
l’énergie
nécessaire à leur fonctionnement. Sachant que,
pour
produire un litre de pétrole, il faut 20 litres
d’eau,
c’est le serpent qui se mord la queue !
Alors…
eh
bien nos éminents scientifiques se penchent sur la question
et
envisagent de baisser les coûts de production de
l’eau
dessalée (actuellement 0,50€/litre) en construisant
à proximité des stations, non plus des centrales
thermiques, mais des centrales …
nucléaires !
L’énergie écologique et moins
chère !
Celle qui permettrait aux pays du Tiers Monde ( genre, au hasard, la
Libye) d’obtenir, enfin ! de l’eau
nécessaire
à leur développement !
On peut
le faire :
Veolia Eau Solutions & Technologies a entamé depuis
2005 un
partenariat avec Israël pour la construction et l’
exploitation d’une station géante
à nano
filtration, couplée avec un
« réacteur
écologique du futur ». Et que dire du
fabuleux
exemple d’Aktau, qui, depuis 73, fonctionne merveilleusement
bien, par distillation, mais avec la même
énergie non
polluante?
Putain ! Y m’vient une
idée : et
si on proposait aux Iraniens une usine à
dessaler ?! AREVA
et Suez se chargeraient du projet, et y’aurait plus besoin de
penser à les bombarder… puisqu’entre
dessaler et
proliférer , il existe aujourd’hui un
fossé que
nous appellerons : « mission
humanitaire » !
Si t’as soif, t’as
qu’à boire l’eau
de la mer !
Chronique
écologique de Jacqueline Duchesne
Pauvre
Monsieur Bolloré !
Décidément, il est bien
mal traité ! Comment les
Sénégalais ont-ils
osé lui enlever à la barbe et au nez le port
à
container de Dakar ?! dans un pays où sa famille
est
présente depuis 80 ans! Une concession que lui
même
gérait depuis 20 ans, qui lui échappe pour 25
ans !
C’est un vrai scandale !
Surtout que
c’est une
société Arabe, qui la lui a
soufflée : la
Dubaï Ports Word, société des Emirats
Arabes Unis.
De
toute façon, Bollo la sentait mal, cette histoire. Il
l’avait confié dès le mois de
Juin : il avait
beau poser des sous sur la table ( et beaucoup plus que les pauvres 500
Millions d’euros offerts par la DPW,
paraît-il !),
rien n’y a fait… il a protesté,
tapé des
pieds, déposé deux recours, hurlant au manque de
transparence… sans que cela ne semble émouvoir
personne.
Le
Sieur Bolloré et sa clique sont priés de
débarrasser leurs armes et bagages avant le 18
Décembre
prochain.
Même son associé
Alain Wils, PDG de la
compagnie maritime CMA CGM, se félicite de ce changement de
gestionnaire, estimant qu’il pourrait apporter à
ses
navires un gain de productivité important !
Cher
monsieur Bolloré, si j’avais un conseil
à vous
donner, au lieu de vous entêter à poser des pots
de vins
sur la table, à l’ancienne, modernisez-vous, et
faites
comme les Emirats : engagez-vous à construire avant
2010
« le port du futur »,
à achever deux
nouveaux portiques avant l’année prochaine, et de
ne
licencier aucun des 1700 dockers journaliers qui travaillent pour
vous… Songez-y, si vous voulez, comme je
l’ai
entendu susurrer, rester sur place, et vous lancer dans le
tourisme, le transit, et la manutention…
Bolloré...un
homme à succès!
Malheur!
AREVA
ne fait plus la loi
Mam’selle
Julie crache son venin…
F
outre!
Trois mois sans Père Duchesne! Le temps a dû
paraître long! Auriez-vous cru que
j’étais en
vacances?! Que
nenni, les p’tits amis! Que voulez-vous? Même le
père Duchesne se doit de vivre avec son temps! Toute
l’équipe était donc occupée
à
squatter la « toile », et
à vous
concocter un petit site au poil, sur lequel toutes les gazettes seront
archivées! Comme ça, bande de radins, vous
pourrez les
consulter sans avoir à me filer un kopek!!! Foutre de
foutre!
C’est un peu beau l’abnégation!Rendez
vous donc, si vous êtes équipés sur le
site http://pere.duchesne.free.frEt
puis si vous êtes gentils, vous en parlez à vos
parents,
à vos amis, à vos voisins, à
votre chien, et
à tous ses copains!Voilà,
c’est dit.Quoi
de neuf en trois mois? Ben un été
plutôt frisquet
pour l’atlantiste Sarkozy, et sa truculante putain,
l’un
agaçant ses partenaires européens avec sa
tête de
mule et sa politique africaine nulle à chier ( lire
l’article ), l’autre
s’étant crue plus
maline que Kadhafi, et étant partie jouer
l’ambassadrice
de charme dans une mission humanitaire plutôt louche (lire le
même article, car les deux sont liés!)
… Les deux
se révèlent tels que nous les avions
devinés:
larbins d’une bande de nouveaux riches partis à la
conquête des biens nationaux! On vous l’a dit, on
vous le
répète: ils ne s’exprimeront pas
à ce sujet,
mieux vaut laisser tomber!Et
puis il y a la Crise. Enfin une crise qui se passe bien!Du
moins à écouter nos chers économistes,
qui
soufflent le chaud et le froid, le tout et son contraire, sur un air
bien connu de nous autres Sans Culottes : « Ah!
ça
ira! Ça ira! » Si
on maintient les taux d’intérêt
élevés, comme le fait la Banque Centrale
Européenne, c’est cool. Si on abaisse les taux
d’intérêt, comme le fait la
Réserve
Fédérale Américaine, c’est
cool! Les
Anglais, les Allemands retirent leurs avoirs? On s’en fout!
On
réinjecte des liquidités, et c’est
reparti! Et
quand ces liquidités chercherons à
s’investir dans
des marchés lucratifs, donc douteux? Ben on refera un petit
tour! Mais… silence! Jusqu’ici, tout va
bien! C.Q.F.D.:
l’économie, c’est vraiment
n’importe quoi en
matière de science prédictive!
Tout au plus
est-elle fiable d’un point de vue analytique, par ses
observations, et les interprétations diverses
qu’elle
fournit sur le monde (marchandisé !) qui nous entoure, mais
toujours après coup, lorsque la crise est
terminée!Si
on devait licencier les incapables de la science économique,
les
fausses Cassandre, et les vrais fabulateurs, les faux
mécaniciens du système, et ses conducteurs
fous…
m’est avis que nos radios, télé et
autres
médias d’Etat , nos Grandes Ecoles et nos
universités feraient à peu de frais beaucoup
d’économies, car ces palabreurs de vide ne
parviennent
même plus à nous rassurer, nous autres
consommateurs, dont
le moral est si cher à leur porte-monnaie! Quand
à nous
éclairer… encore faudrait-il qu’ils
possédassent ( soulignez le style aristocratique de
circonstance!) , sinon une lanterne, du moins un briquet!Ensuite,
est arrivé l’automne… De tous les
dangers! Comme tous les automnes!Des
fois que l’été nous aurait
décontractés, il convient de nous faire un peu
flipper!!!Avec
le mois du Ramadan, c’est le retour d’Al
Qaïda, et de
la grande menace terroriste qui justifie toutes les formes de racisme
et de ségrégation!!!On
ne vous parlera pas, dans ce numéro, des
nouvelles
lois sur l’immigration, qui sont tout simplement
intolérables, mais sur lesquelles
déjà
beaucoup de monde est mobilisé pour nous informer, mais nous
nous attarderons sur une idée perverse qui semble se faire
doucement accepter, même par les plus ouverts
d’entre nous:
le monde musulman, ce monde anachronique, obscurantiste,
réactionnaire, et… très riche en
matières
premières, doit disparaître,
définitivement, ou
bien accepter de se muer en une sorte d’ersatz
démocratique, ouvert à nos concepts,
à notre
bonne moralité, et surtout… à nos
marchés!Nous
dédicacerons donc ce numéro de la Gazette
à tous
nos amis Musulmans, un numéro consacré
à la
découverte des deux grands courants de l’Islam
(voir
article page 5) et au
« phénomène »
Al Qaïda ( voir
article p 7), qui ,à force de manipulations de
l’opinion
publique, a fini par incarner aux yeux de beaucoup, la
totalité
des Musulmans du monde.Spéciale
dédicace, à ceux qui font les frais de la
propagande
d’état, et de l’idiotie des masses, et
dont la
liberté de penser, la liberté de rassemblement,
la
liberté de culte, et la liberté vestimentaire,
parfois
même la liberté d’exister ont
été
durement touchées ces derniers temps… au
prétexte
qu’une poignée de révolutionnaires a
déclaré la guerre aux Etats Unis. Aux
Musulmans du monde, et
plus particulièrement à ceux
d’Algérie, d’Irak, d’Iran, de
Palestine et de Syrie :Nous
espérons que, malgré tout, vous avez
passé un bon Ramadan
Ingérence
au Niger...

"La
liberté
n’est qu’un vain fantôme quand une classe
d’hommes
peut affamer l’autre impunément"