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Résultat : le 25 Juillet dernier, Dominique Pin, directeur local du groupe AREVA a été accusé par le gouvernement de financer la rébellion Touareg.
« L’argent versé par le groupe Areva était destiné à financer la protection de ses salariés sur le site d’exploration d’Imouraren, démarche qui relève du devoir de l’entreprise envers son personnel, a déclaré le porte parole d’ AREVA. Si cet argent a été partiellement détourné de ses fins, il l’a été aux dépens d’Areva. ».
Le journal suisse La Tribune émettait dans son édition du 27/07/07, l’hypothèse d’un détournement pratiqué par un officier de l’armée nigérienne, qui aurait déserté avec l’argent.
Sur ce Jean Marie Bockel, le secrétaire d’état français à la coopération a mis cet incident diplomatique sur le compte de… la malchance ! "A partir du moment où un responsable de sécurité décide de rejoindre la rébellion sans rien demander à personne, je comprends que ce soit mal perçu du point de vue des autorités du Niger. Du point de vue d'Areva, c'est un peu pas de chance", a-t-il déclaré le 1 Aout.
D’après le gouvernement français, AREVA aurait eu l’intention de se payer les services des FNSI par l’intermédiaire d’un officier, qui aurait déserté avec l’argent … peut-être pour rejoindre la rébellion…
D’après la Coordination de la Société Civile Nigérienne (1), et le gouvernement de Niamey, la France et la Lybie appuieraient la rébellion. En effet, depuis le début des années 90, la France qui était très très bien placée dans l’exploitation des ressources du Sahara perd progressivement du terrain, d’abord au profit des USA, qui ont profité de la lutte anti-terroriste pour déployer des troupes ici et là, puis à celui des chinois, des Indiens, des canadiens et des Britanniques, qui se sont récemment vu octroyer des concessions pétrolières et minières… Le gouvernement Nigérien a tout bonnement mis fin au monopole français sur ses ressources en accordant plusieurs centaines de concessions à d’autres sociétés au cours de ces sept dernières années !
Cela est d’autant plus regrettable qu’Anne Lauvergeon, la présidente d’AREVA, avait annoncé en Décembre 2006, que le groupe allait doubler ses capacités d’extraction en 2007, et investir massivement au Niger. Le contrat entre AREVA et le gouvernement nigérien a été revu à cette occasion, en toute opacité, cela s’entend, et le prix d’achat du minerai « revalorisé » : il a été conclu qu’Areva le payerai 40 000 FCFA le kilo, quand le prix à qualité équivalente sur le marché mondial est de l’ordre de 126 000 FCFA pour un kilo.
De son côté, la Lybie du très démocrate et très anti terroriste Kadhafi, revendique quelque 30 000 Km2 de terre saharienne riche en minerai au Niger… terre située justement dans la région d’Agadez .( D’après une récente déclaration du Président Tonga, ce litige devrait être prochainement porté devant la cour Internationale de La Haye 2.)

Alors… Alors d’après le journal Suisse Le Temps, le Président Tonga, en jouant ainsi la carte du bras de fer avec la France, aurait dans l’idée une renégociation du prix de l’Uranium en 2008. Il a d’ores et déjà fait part à AREVA de son intention de mettre prochainement
1 500 tonnes d’Uranium en vente au prix du cours mondial ( pour donner une idée, en 2006, 3 500 tonnes ont été extraites du sol Nigérien). En quelques mois, plus de soixante nouvelles concessions ont été accordées par le Niger…
Et Kadhafi dans tout ça ? Et bien il joue les diplomates, négociant avec les Touaregs la libération d’otages pris à l’armée nigérienne, et jurant sur la tête de son chameau qu’il n’a rien à voir avec ces troubles…pourtant, les bruits vont bon train depuis que Sarko et sa putain se sont rendus à Tripoli !Car la Lybie aussi recèle de l’Uranium ! Ses stocks d’Uranium enrichi à des fins militaires s’élèveraient à 1 600 tonnes (3) , et des campagnes de prospection dans le désert auraient d’ores et déjà été programmées par AREVA. De quoi impressionner le Niger qui fournit à la France plus de 30% de son Uranium militaire !
Imaginez ! Imaginez un monde fabuleux dans lequel l’eau de mer serait dessalée… par l’électricité (voir article p. 18)! Non pas ce truc dégueulace, polluant, qui est produit par du charbon, ou du pétrole , ni même ce truc incertain, que l’on pourrait transformer à partir de l’énergie solaire ( le solaire, en Libye, c’est ridicule !), non ! une usine à dessaler l’eau de mer qui serait couplée à … un réacteur nucléaire ( mais peut-être pas un EPR).
Une installation humanitaire, qui permettrait à tous les « Tripoliens » de boire à satiété, qui permettrait aux Bédouins de vendre un minerai, qui, une fois finie sa douce carrière civile de producteur d’électricité, pourrait être revendu à la France, en temps que déchet hautement enrichi, immédiatement recyclable dans l’armement français… !
Ca fait rêver, même si ça n’est pas du goût des Allemands, qui multiplient les mises en garde au Président français ! A les entendre, la Libye ne serait pas un pays fiable ! Et Siemens, qui est actionnaire d’AREVA  NT, la filière AREVA chargée de la construction des réacteurs, à hauteur de 34% de son capital, a menacé de s’opposer à la transaction. On s’en fout, a en substance déclaré Sarko : en rachetant les parts que l’Allemand Siemens détient dans AREVA, la France passera outre ! Ben oui : le pacte d’actionnaires AREVA  NT est révisable en 2012, et AREVA pourra alors décider d’exclure l’Allemand Siemens, sans autre forme de procès !… pour le remplacer par le français ALSTOM , lui même détenu par… son copain Bouygues ! (4)



Ah ! Francafrique, quand tu nous tiens !!!



1- Le Devoir  édition du 27 07 07 remonter
2- Abdoul Karim Saïdou- communication faite lors de la journée de réflexion du 11 août 2007 à Niamey sur le thème : « Conflit armé dans le Nord du Niger : Analyse des enjeux géopolitiques et impacts sur le cadre démocratique »remonter

3- déclaration du Grand Niko lui même, faite, oh ! hasard ! le… 25 Juillet dernier, jour de l’expulsion de Monsieur Pin ! remonter
4-  Les Echos 23 07 07 remonter
 
                            
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Bolloré...un homme à succès!
Mam’selle Julie crache son venin…
Oh là là ! ça se passe plutôt mal en ce moment pour la France, au Niger !
Le directeur local d’AREVA au Niger, Dominique Pin, a été mis sous le coup d’un arrêté d’expulsion par le gouvernement Nigérien le 25 Juillet dernier, alors qu’il était rentré en France pour ses vacances.
Cette expulsion n’est pas la première ! Quelques jours plus tôt, l’expert en sécurité du groupe français, l’ex- général Gérard Denamur, avait lui aussi été sommé de ne plus remettre les pieds au Niger.
Parallèlement, toujours en Juillet, Radio France Internationale s’est vu interdite de diffusion dans le pays pour une durée d’un mois. Elle est accusée de tronquer l’information au profit des rebelles, et de pratiquer une apologie du crime et de la violence.

A l’origine de cette brouille entre la France et le Niger, l’exploitation minière de l’uranium dans la région d’Agadez, située au Nord Est du pays.
Tout commence dans les années 90, lorsque des groupes de rebelles Touaregs, entrent en révolte contre l’exploitation des mines d’Uranium dans la région d’Agadez.
Ces mines sont majoritairement détenues par le groupe AREVA, à travers deux filiales Somair et Cominak . Suite à cinq ans de conflit opposant les sociétés minières et les forces de sécurité nigériennes (FSNI), aux troupes rebelles qui mènent des attaques sporadiques, un accord est signé en 95, qui accorde à la population locale une priorité dans les embauches, et une aide socio-économique. L’accord prévoit entre autre de nombreuses embauches de Touaregs dans l’armée régulière, et que 15% des revenus que l’Etat Nigérien tire de l’exploitation soient réinvestis dans l’action sociale de proximité.
Mais en Février 2007, un nouveau groupe rebelle apparaît, qui repart au combat après douze ans de silence, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) mené par Agaly Alambo. Il entend protester contre le non respect des accords de 95, les conditions sanitaires déplorables dans lesquelles se trouvent les populations locales ( voir la Gazette N°5 Avril 07), et la discrimination dont souffrent les Touaregs face à l’ethnie majoritaire Haoussa. Pour cela, il multiplie les attaques ( contre un site français d’exploration minière en Avril, contre un poste militaire puis une entreprise française d’équipement routier en Juin…) et les enlèvements ( un ressortissant chinois a été enlevé le 6 Juin, entrainant une suspension des exploitations chinoises du Niger, 72 militaires étaient retenus en otage fin Aout).
Face à cette situation, les différentes sociétés minières présentes dans la région d’Agadez ont choisi des solutions différentes : la société minière chinoise CNEC  a misé sur le gouvernement, et arme les troupes gouvernementales de façon à protéger ses intérêts. Forte de cet appui, l’armée Nigérienne s’est fortement déployée dans la région d’Agadez cet été.
AREVA, elle, a choisi d’entrer en contact avec les rebelles, et leur a même versé, au titre d’aide humanitaire, des sommes d’argent.
Politique Africaine..Ingérence au Niger...
AREVA ne fait plus la loi.

Le Père Grognard  refait l’histoire…
D’ Al Qaïda



Le Père Grognard  refait l’histoire…
D’ Al Qaïda


           

Si  le mois de décembre est le mois du Père Noel, le mois de Septembre est devenu depuis quelques années celui de Ben Laden. Quel rapport entre les deux ? Comme le traineau du Père Noel, les avions de ben Laden sont descendus du ciel. Tous deux apportent des cadeaux ( plus ou moins empoisonnés il est vrai), et tous deux sont entourés d’un grand mystère quant à leurs origines, leur lieu de résidence habituel… Ils ont leurs défenseurs naïfs, ceux qui croient en eux, et leurs détracteurs chevronnés, qui nient leur existence…
En bref, après avoir résolu l’énigme de l’un (voir l’article dans la Gazette N° 3- déc 2006), j’m’en va cerner les questions qui planent autour de l’autre !
Accrochez-vous : le Père Grognard  se lance dans une longue histoire !!!

Ben Laden
Aux origines : le Wahhabisme:

Comme en Europe, mais tout à fait indépendamment, le XVIII° s a été une époque de remise en question dans un monde Islamique, qui s’interrogeait sur ses lois et ses formes de pouvoirs. L’Islam redécouvrait ses sources, et était amené à les reconsidérer. Cette période s’appelle la Nahda : la Renaissance.
Dans ce vaste mouvement - sur lequel votre serviteur ne s’attardera pas ! – on assiste à une volonté de réformes multiples : réforme de la langue en Syrie, par exemple, volonté de repenser et d’harmoniser la  taqlîd, c’est à dire littéralement « l’imitation », l’ensemble des lois issues non pas du Coran ou de la Sunna, mais de différentes traditions et interprétations qui peuvent varier selon les régions.
C’est dans cet univers riche en questionnements sociaux et religieux que naitra le Wahhabisme ou Salafisme, sous l’impulsion de deux frères Sulaymân ibn ‘Abd al-Wahhâb, un théologien et Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb (1720-1792), un théologien réformateur qui provoqua à l’époque une véritable levée de boucliers.
 En se basant sur les œuvres de Ahmad ibn Hanbal (IXe siècle) et Ibn Taïmya (XIIIe siècle), les Wahhâb remettent en question un dogme établi, selon lequel seul un « extracteur absolu », doté de pouvoirs spirituels exceptionnels (le mujtahid mutlaq) pouvait interpréter le Coran et la Sunna pour former  et comprendre l’ ijtihâd, l’ensemble des lois divines, qui doivent être appliquées dans tout pays Musulman Sunnite. Selon eux, cette limitation est une hérésie, en ce qu’elle interdit à l’individu de réfléchir sur l’Ecriture, et le condamne à ne pouvoir aborder de la religion que la seule « imitation des Sages »( taqlîd).
Autant dire que cette idée fit bondir les théologiens Sunnites, car elle ouvrait la voie à un contre pouvoir religieux, et une remise en cause de leur légitimité à influencer seuls les puissants.
Elle aurait sans doute sombré dans l’oubli, si elle ne s’était muée en une idée politique, portée armes à la main par les princes Saoud, grande famille d’Arabie. Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb eut en effet la bonne idée d’épouser une fille Saoud, et de devenir ainsi gendre du Prince,  qui adopta ses conceptions, et en fit le pilier même de son autorité (vous expliquer les méandres théologico-politiques de cette alliance prendrait deux pages, je fais donc une impasse !).
 Autours de l’année 1800, les Princes Saoud tenaient entre leurs mains presque toute la Péninsule Arabique.
Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb eut en effet la bonne idée d’épouser une fille Saoud, et de devenir ainsi gendre du Prince, qui adopta ses conceptions, et en fit le pilier même de son autorité (vous expliquer les méandres théologico-politiques de cette alliance prendrait deux pages, je fais donc une impasse !).
 Autours de l’année 1800, les Princes Saoud tenaient entre leurs mains presque toute la Péninsule Arabique     
           
Les liens avec les rères Musulmans :

C’est ainsi que l’Arabie Saoudite s’est trouvée liée au mouvement des Frères Musulmans, association fondée en 1928 en Egypte par Hassan el Banna, qui milite contre l’imitation aveugle du modèle occidental par les sociétés Arabes, et contre la laïcité des Etats. Les Frères Musulmans veulent instaurer des Etats islamistes, dont les lois seraient basées sur la Charia, extraite du Coran et de la Sunna. Dès sa création, ce mouvement, qui revendique une action politique et pacifiste,  connaît un grand succès auprès des masses populaires, qui se reconnaissent dans ses revendications, et dont les actions de terrain ( écoles, hôpitaux, chaines de solidarités…) pallient à une action sociale de l’Etat quasi inexistante. Il essaime en Syrie, en Jordanie, en Palestine, au Liban, au Maghreb, au Pakistan, en Afghanistan… partout où les Etats Unis et L’Europe de l’Ouest, d’une part, et l’URSS d’autre part, posent leurs jalons pour transformer à leur image les sociétés Musulmanes Sunnites, et où les pouvoirs en place revendiquent la laïcité, et l’abandon des repères traditionnels.
Longtemps, les Occidentaux, par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite, financeront la Confrérie…Mais les Frères Musulmans sont victimes de persécutions dans leur pays. Ces persécutions auront pour conséquence de radicaliser le mouvement dès les années 60.
En Egypte, le socialiste Nasser, qui était venu au pouvoir grâce à la Confrérie qui avait appuyé son coup d’état en 52, et au prêcheur  Sayyid Qotb, qui devint son conseiller, se retourne contre elle dès 54, et fait arrêter, torturer, et exécuter beaucoup de ses membres.
De sa prison Qobt écrit « Signes de piste », un livre dans lequel il remet en question le pacifisme des Frères, et prône la prise de pouvoir par la violence et la clandestinité, et « A l’ombre du Coran », dans lequel il raconte son martyre. Ces deux livres seront à la base du changement de conception de certains Frères, qui n’hésiteront plus à se radicaliser, contre l’avis de leurs dirigeants.
En 66, une nouvelle vague de répression sanglante initiée par Nasser frappe les Frères. Ils se mettrons alors à soutenir Sadate, un homme de droite, qui accèdera au pouvoir grâce à leur soutient en 70.
Mais très vite, sa politique d’ouverture envers Israël provoque une nouvelle scission. Impliqués dans son assassinat en 78, ils seront à nouveau pourchassés par son successeur Musharraf.
Dans les années 80, les Frères organisent et soutiennent naturellement la guérilla Afghane contre le gouvernement soviétique. Mais ils ne s’impliquent pas militairement . Leur action se borne à rassembler les tribus, à fournir une aide humanitaire ( hôpitaux, ravitaillement…) et à financer leurs actions.


L’Arabie saoudite,entre Wahhabisme et pro-occidentalisme

Tout au long du XIX° s., les Princes Saoud se sont opposés militairement au Grand Califat d’Istanbul, qui dominait à l’époque le monde arabo-musulman… et se sont trouvés en cela  alliés aux puissances colonialistes occidentales, anglaises en l’occurrence. De 1915 à 1927, cette alliance est concrétisée par la signature de nombreux  Traités de coopération, qui permettent aux  Princes Saoud de dominer les tribus rivales avec l’appui militaire des Britanniques.
En 1930, le Royaume d’Arabie Saoudite est officiellement créé. Le Roi s’allie immédiatement aux Américains, et accepte de vendre son pétrole en exclusivité aux USA, en échange de la protection militaire de ces derniers.
Dans la foulée, il accepte de moderniser le pays, de laisser le téléphone, l’électricité, les avions, les automobiles… s’installer , contre l’avis de la plupart de ses populations, profondément conservatrices.
Depuis sa création, l’Arabie se retrouve, si l’on peut dire, le cul entre deux chaises, à la fois dépendante des occidentaux, et tirant sa légitimité auprès des Arabes, de son attachement à la source de l’Islam. Ses différents Rois se sont donc attachés, d’une part, à ne pas contrarier leurs rapports privilégiés avec les USA, d’autre part, à appuyer, pour satisfaire son peuple, profondément Salafite, les mouvements rigoristes populaires dans les autres pays Arabes.


                       


Ayman Al Zawahiri :



Il nait au Caire en 1951, dans une famille d’universitaires brillants, pieux et conservateurs, mais qui vivent dans une riche banlieue très occidentalisée.
Très pieux dès le plus jeune âge, grand admirateur de Qobt, il crée son premier groupe clandestin ayant pour but le renversement du pouvoir, et l’instauration d’une république Islamique, dans son lycée en 1966, l’année même où Nasser fait exécuter, emprisonner ou torturer beaucoup de Frères Musulmans. Ces derniers se radicalisent, et certains, dont Zawahiri, forment des cellules clandestines qui se veulent « l’avant garde de la Révolution ». Parallèlement, en temps que chirurgien, il travaille dans l’action humanitaire. De 80 à 81, il partira en Afghanistan, soigner les Moudjahidines.
En 81, Sadate, qui avait signé en 78 la paix avec Israël, est assassiné par une de ces cellules. Une nouvelle vague d’arrestation va suivre, à laquelle Zawahiri, récemment rentré en Egypte, n’échappe pas. Mais lors du procès, qui est diffusé par plusieurs chaines de télévision, il prend la parole au nom de tous les accusés, et attaque virulemment la démocratie, l’impérialisme, le communisme, le sionisme…  Il est emprisonné, et torturé pendant trois ans.
En 84, Zawahiri sort de prison, et s’envole pour l’Arabie Saoudite, d’où il part en 85 pour le Pakistan.
Là, il prend contact avec deux activistes de terrain, qui travaillent main dans la main au recrutement et à la formation des volontaires
au Djihad, Azzam, et Ben Laden.                         
Oussama Ben Laden :

Oussama Ben Laden est  né en 1957, en Arabie Saoudite. Son père, Yéménite d’origine, est attaché à la famille royale depuis la création même du royaume, dont il est un des bâtisseurs, en temps qu’entrepreneur officiel des Saoud. Sa mère, d’origine syrienne, sera vite répudiée, et remariée, suivant la tradition, par son ex-mari à un autre entrepreneur, auquel il confie aussi Oussama.
Oussama et sa mère rejoignent son beau père dans la ville très occidentalisée de Djedda.
Ses seuls vices connus sont les voitures de sport et le foot.
Après la guerre Israélo- arabe de 1973, l’embargo pétrolier va faire rentrer dans les caisses Saoudiennes beaucoup d’argent « facile ».
La famille Ben Laden en profite évidement, mais pas de façon uniforme : Oussama est fils de parents divorcés, et son père a 23 autres enfants. Sa mère et lui ne sont pas particulièrement privilégiés.
En 1974, Oussama épouse une cousine, et reste vivre chez sa mère. Il entre naturellement dans les affaires de son père et de son beau père, et suit des études de gestion qu’il n’achèvera pas.
L’implication politique de Ben Laden commence en 1979, en Syrie, les Frères Musulmans provoquent des soulèvements contre le président Assad, et Oussama leur envoie un soutient financier.
La même année, l’URSS intervient en Afghanistan contre la guérilla islamiste. L’Arabie Saoudite s’implique officiellement dans cette guerre civile, et soutient financièrement et militairement les rebelles.
Les grandes familles proches du pouvoir Saoudien, sont priées de s’investir dans ce qui est présenté comme un Jihad (une guerre sainte), contre les forces soviétiques. Oussama s’envole pour l’Afghanistan en 1980, en temps que représentant de la famille Ben Laden.
Dès lors, et jusqu’à la fin de la décennie, il sera chargé de recueillir des fonds pour la cause Moudjahidine : il fréquente les hautes sphères du pouvoir Saoudien, passe à la télé, devient un personnage très connu et très  populaire.
C’est durant cette période qu’il fait la connaissance d’Abdallah Azzam, qui accueille depuis 1981 à Peshawar  les volontaires étrangers pour le Jihad Afghan.



Et Ben Laden dans tout ça ?!

On y vient ! ne vous inquiétez pas !
Mais d’abord, il faut bousculer une idée trop facilement diffusée dans les médias : Ben Laden n’est ni le seul créateur, ni le seul « animateur » d’Al Qaïda.
A l’origine de ce mouvement se retrouvent trois hommes, dont les destins vont se lier pendant le Guerre d’Afghanistan : le Saoudien Ben Laden, le Palestinien Azzam, et l’Egyptien Al Zawahiri.
Trois histoires personnelles très différentes, que nous allons aborder l’une après l’autre, jusqu’au moment où elles se confondront. ( Si ça vous gonfle, allez directement à la case « la guerre d’Afghanistan »)
Abdallah Azzam : 1941-1989



Savant religieux d’origine Palestinienne, Azzam est le principal théoricien de l’islamisme radical, il fut le pionnier de l’engagement des volontaires Arabes dans le Jihad Afghan.
Il devint un icône du monde des musulmans radicaux.
Il a beaucoup écrit (1) et enseigné. Ses conférences enregistrées ont fait le tour du monde.

Azzam est né en Palestine d’une famille d’épiciers, pas particulièrement pieux.
Il prend pour la première fois contact avec les Frères Musulmans en 1955, par l’intermédiaire de son maître Chaqif Assad, qui lui présentera des personnes haut placées dans le mouvement. Il fait avec eux des études Islamiques, avant d’entrer au collège agricole, où il  suivra des études, puis deviendra enseignant. 
Il part ensuite faire ses études de droit à Damas ( 1964-1966) où il obtient une licence en Charia de l’université.
En 66, il rentre en Cisjordanie, où il enseigne, donne des conférences, et prêche dans les mosquées.
Il se marie à une Palestinienne qui lui donnera huit enfants.
Après la guerre de 67 contre Israël, la famille Assad émigre en Jordanie, dans le camps de réfugiés d’ Al Zarqa, près d’Amman, puis à Aman, où il enseigne dans une école secondaire de filles.
En Egypte, depuis 66, Nasser avait très durement touché les Frères Musulmans, par des emprisonnements, des tortures, et des exécutions. Le mouvement s’était donc radicalisé. Mais en 70, le nouveau président Sadate, dans un souci de pacification, libère la majeure partie des Frères emprisonnés, et leur donne davantage de liberté d’expression. Les Frères des pays voisins affluent.
Azzam arrive donc dans la capitale mondiale de l’islamisme.
Il repart en 73, avec en poche son doctorat, et un carnet d’adresse plein, qui complète celui qu’il s’était constitué à Damas.
En 73, il retourne en Jordanie, où il enseigne le droit à l’université d’Amman. Son succès auprès des étudiants est énorme. Il donne des cours du soir dans les mosquées, reçoit des étudiants chez lui, prêche dans différents pays (dont les Etats Unis), et enregistre des conférences qui seront largement diffusées. Les autorités Jordaniennes, qui sont pourtant en bon terme avec les Frères Musulmans, sont agacées par ses positions de plus en plus radicales et critiques.

Au début des années 80, une querelle avec le journal officiel Al Ra ‘y au sujet de caricatures donne à la Jordanie un prétexte pour l’exclure de l’université.
Azzam part en Arabie Saoudite, où il devient professeur dans la nouvelle université. Ben Laden, qui se trouvait à cette époque dans cette même université l’a peut-être rencontré furtivement.
En Octobre, Azzam accomplie son pèlerinage à la Mecque, où il rencontre Al Sananiri, un Frère Musulman d’Egypte, qui avait réussi à réconcilier les différentes tribus Afghanes pour organiser la résistance armée contre les Soviétiques. Al Sananiri a une telle influence sur Azzam que ce dernier demande un poste d’enseignant à l’université d’Islamabad ( Pakistan), université fondée et financée par les princes Saoud. Il l’obtient en 81, et quitte l’Arabie.
Au Pakistan, il servira de lien entre les mouvements islamistes du monde, et les Afghans. Dès 82, il enseigne à mi temps à Islamabad, et se consacre à la cause Afghane. Mais il ne parvient pas à rassembler plus de 20 volontaires.
En 84, dans son livre « la défense des territoires musulmans », qui est préfacé par d’éminents collègues, il lance une fatwa faisant de l’implication dans la guerre d’Afghanistan un devoir pour tout musulman. Cette position lui vaudra de se fâcher avec le chef Jordanien des  Frères Musulmans, qui préfère apporter une aide financière et humanitaire aux Moudjahidines.
Azzam qui est exclu des Frères Musulmans en Jordanie, quitte l’université d’Islamabad, et part pour Peshawar, où il rencontrera Oussama Ben Laden
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1-  « la défense des territoires nationaux », « rejoins la caravane »…-remonter





























































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Résultat : le 25 Juillet dernier, Dominique Pin, directeur local du groupe AREVA a été accusé par le gouvernement de financer la rébellion Touareg.
« L’argent versé par le groupe Areva était destiné à financer la protection de ses salariés sur le site d’exploration d’Imouraren, démarche qui relève du devoir de l’entreprise envers son personnel, a déclaré le porte parole d’ AREVA. Si cet argent a été partiellement détourné de ses fins, il l’a été aux dépens d’Areva. ».
Le journal suisse La Tribune émettait dans son édition du 27/07/07, l’hypothèse d’un détournement pratiqué par un officier de l’armée nigérienne, qui aurait déserté avec l’argent.
Sur ce Jean Marie Bockel, le secrétaire d’état français à la coopération a mis cet incident diplomatique sur le compte de… la malchance ! "A partir du moment où un responsable de sécurité décide de rejoindre la rébellion sans rien demander à personne, je comprends que ce soit mal perçu du point de vue des autorités du Niger. Du point de vue d'Areva, c'est un peu pas de chance", a-t-il déclaré le 1 Aout.
D’après le gouvernement français, AREVA aurait eu l’intention de se payer les services des FNSI par l’intermédiaire d’un officier, qui aurait déserté avec l’argent … peut-être pour rejoindre la rébellion…
D’après la Coordination de la Société Civile Nigérienne (1), et le gouvernement de Niamey, la France et la Lybie appuieraient la rébellion. En effet, depuis le début des années 90, la France qui était très très bien placée dans l’exploitation des ressources du Sahara perd progressivement du terrain, d’abord au profit des USA, qui ont profité de la lutte anti-terroriste pour déployer des troupes ici et là, puis à celui des chinois, des Indiens, des canadiens et des Britanniques, qui se sont récemment vu octroyer des concessions pétrolières et minières… Le gouvernement Nigérien a tout bonnement mis fin au monopole français sur ses ressources en accordant plusieurs centaines de concessions à d’autres sociétés au cours de ces sept dernières années !
Cela est d’autant plus regrettable qu’Anne Lauvergeon, la présidente d’AREVA, avait annoncé en Décembre 2006, que le groupe allait doubler ses capacités d’extraction en 2007, et investir massivement au Niger. Le contrat entre AREVA et le gouvernement nigérien a été revu à cette occasion, en toute opacité, cela s’entend, et le prix d’achat du minerai « revalorisé » : il a été conclu qu’Areva le payerai 40 000 FCFA le kilo, quand le prix à qualité équivalente sur le marché mondial est de l’ordre de 126 000 FCFA pour un kilo.
De son côté, la Lybie du très démocrate et très anti terroriste Kadhafi, revendique quelque 30 000 Km2 de terre saharienne riche en minerai au Niger… terre située justement dans la région d’Agadez .( D’après une récente déclaration du Président Tonga, ce litige devrait être prochainement porté devant la cour Internationale de La Haye 2.)

Alors… Alors d’après le journal Suisse Le Temps, le Président Tonga, en jouant ainsi la carte du bras de fer avec la France, aurait dans l’idée une renégociation du prix de l’Uranium en 2008. Il a d’ores et déjà fait part à AREVA de son intention de mettre prochainement
1 500 tonnes d’Uranium en vente au prix du cours mondial ( pour donner une idée, en 2006, 3 500 tonnes ont été extraites du sol Nigérien). En quelques mois, plus de soixante nouvelles concessions ont été accordées par le Niger…
Et Kadhafi dans tout ça ? Et bien il joue les diplomates, négociant avec les Touaregs la libération d’otages pris à l’armée nigérienne, et jurant sur la tête de son chameau qu’il n’a rien à voir avec ces troubles…pourtant, les bruits vont bon train depuis que Sarko et sa putain se sont rendus à Tripoli !Car la Lybie aussi recèle de l’Uranium ! Ses stocks d’Uranium enrichi à des fins militaires s’élèveraient à 1 600 tonnes (3) , et des campagnes de prospection dans le désert auraient d’ores et déjà été programmées par AREVA. De quoi impressionner le Niger qui fournit à la France plus de 30% de son Uranium militaire !
Imaginez ! Imaginez un monde fabuleux dans lequel l’eau de mer serait dessalée… par l’électricité (voir article p. 18)! Non pas ce truc dégueulace, polluant, qui est produit par du charbon, ou du pétrole , ni même ce truc incertain, que l’on pourrait transformer à partir de l’énergie solaire ( le solaire, en Libye, c’est ridicule !), non ! une usine à dessaler l’eau de mer qui serait couplée à … un réacteur nucléaire ( mais peut-être pas un EPR).
Une installation humanitaire, qui permettrait à tous les « Tripoliens » de boire à satiété, qui permettrait aux Bédouins de vendre un minerai, qui, une fois finie sa douce carrière civile de producteur d’électricité, pourrait être revendu à la France, en temps que déchet hautement enrichi, immédiatement recyclable dans l’armement français… !
Ca fait rêver, même si ça n’est pas du goût des Allemands, qui multiplient les mises en garde au Président français ! A les entendre, la Libye ne serait pas un pays fiable ! Et Siemens, qui est actionnaire d’AREVA  NT, la filière AREVA chargée de la construction des réacteurs, à hauteur de 34% de son capital, a menacé de s’opposer à la transaction. On s’en fout, a en substance déclaré Sarko : en rachetant les parts que l’Allemand Siemens détient dans AREVA, la France passera outre ! Ben oui : le pacte d’actionnaires AREVA  NT est révisable en 2012, et AREVA pourra alors décider d’exclure l’Allemand Siemens, sans autre forme de procès !… pour le remplacer par le français ALSTOM , lui même détenu par… son copain Bouygues ! (4)



Ah ! Francafrique, quand tu nous tiens !!!



1- Le Devoir  édition du 27 07 07 remonter
2- Abdoul Karim Saïdou- communication faite lors de la journée de réflexion du 11 août 2007 à Niamey sur le thème : « Conflit armé dans le Nord du Niger : Analyse des enjeux géopolitiques et impacts sur le cadre démocratique »remonter

3- déclaration du Grand Niko lui même, faite, oh ! hasard ! le… 25 Juillet dernier, jour de l’expulsion de Monsieur Pin ! remonter
4-  Les Echos 23 07 07 remonter
 
                            
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La guerre d’Afghanistan :

Azzam est issu des Frères Musulmans, mouvement très largement politique, et il a misé, pour la réalisation de son projet, sur des hommes au passé cohérant, à l’engagement clair, sorte d’élite triée sur le volet.
Ben Laden a été éduqué dans l’obédience Salafito-Wahhabite, et accorde beaucoup d’importance à l’implication des individus, quels qu’ils soient. Il joue sur son passé, sur ses origines douteuses ( il se présente lui même comme un fils illégitime, ce qui semble être une invention), sur ses faiblesses, pour se rapprocher au plus près des générations arabes des années 80, qui ont grandi entre Coran et télévision, entre Mosquée et boîte de nuit…et se présenter à eux sous les traits d’un « born again », ce qu’il n’est pas.
Ensemble, Azzam et Ben Laden vont former le « Bureau des Services » ( Maktab al khadamat), organisme chargé de recruter, d’héberger, de former, et de répartir sur le front  les volontaires au Jihad en provenance du monde Musulman.

Au milieu des années 80, les Etats Unis, qui soutenaient la guérilla Afghane dans le but d’appauvrir et d’enliser l’URSS dans une guerre très difficile, réalisent que ceux ci vont se désengager du bourbier. Les USA vont alors chercher à provoquer chez les Soviétiques un maximum de pertes, en distribuant aux Moudjahidines des armes ultra sophistiquées ( missiles springer...), mais aussi en devenant de moins en moins regardants sur les origines des fonds de soutien (drogue, trafic d’armes...)
Parallèlement, des tensions naissent au sein de la guérilla : les différentes tribus chassent les associations humanitaires, et des différences théologiques séparent les Arabes des Afghans, sur des questions tant dogmatiques que rituelles.

               

L’après guerre :


Oussama Ben Laden va alors prendre parti contre Saddam Hussein, qui après la victoire de l’Irak sur l’Iran, réclame à l’Occident pour lequel il a œuvré, outre l’effacement de la dette, une place de grande puissance régionale pour son pays.
Lorsque l’Irak envahit le Koweït (1991), Ben Laden estime pouvoir le délivrer avec ses hommes. Il fait pression sur le pouvoir Saoudien pour qu’il l’envoie en mission officielle
 ( Koweït et Arabie Saoudite sont des alliés). Mais les Princes Saoud refusent, et préfèrent faire appel à la coalition Occidentale.
Ben Laden s’implique alors pour le Yémen, divisé entre le Nord communiste, et le Sud pro Occidental. Une nouvelle fois il réclame une mission au pouvoir Saoudien qui la lui refuse. Il va alors s’opposer virulemment aux Princes, publier des tracts, parler en public, si bien qu’en 1994, les Saoud font geler ses avoirs, lui retirent sa nationalité Saoudienne, et le chasser de leur territoire.
Oussama s’est  réfugié au  Soudan, où il ouvre des camps d’entrainement pour vétérans d’Afghanistan, et finance plusieurs chantiers, depuis 92. Zawahiri ne tarde pas à le rejoindre. De là , il voyage sans cesse, donnant des cours, des conférences, et rassemblant des fonds. Mais il supervise aussi des attentats menés en Egypte.
Impliqué dans la tentative d’assassinat du Président Egyptien Moubarak, à  Adis Abbeba en 1995, les Etats Unis le forcent, ainsi que ben Laden à quitter le Soudan un an plus tard.
Ben Laden s’envole pour l’Afghanistan, où les Talibans ont pris le pouvoir, tandis que Zawahiri reprend une série de voyages. Mais cela ne le mène pas très loin, et il finit par rejoindre Oussama en Afghanistan, où les deux hommes créent le 23 Février 1998 le Front Islamique mondial pour le Jihad contre les Juifs et les Croisés.

Immédiatement, les services secrets occidentaux vont se concentrer sur le Jihad Egyptien, et plusieurs cadres en exil seront arrêtés.
Le 7 Aout 98, date anniversaire de l’installation des troupes Etatsuniennes en Arabie Saoudite ( 7 Aout 1990), l’organisation signe son premier attentat en détruisant simultanément les ambassades américaines du Kenya et de Tanzanie. Il y aura plus de 200 morts.
Pour Ben Laden, cet attentat vise d’avantage les Princes Saoud que les USA : Ben Laden les rend responsables de la chute du Califat d’Istanbul, contre lequel ils s’étaient alliés avec les Anglais au début du siècle, et de l’intrusion des Occidentaux dans les affaires Arabes. Il a pour but avoué de renverser leur pouvoir en Arabie Saoudite. Mais plus largement, Ben Laden aspire à l’instauration d’un « Vicariat de Dieu » pour le monde musulman, et ceci passe inévitablement par la destruction totale non seulement des Saoud, mais aussi de leur plus proche soutient : les USA. Pour Zawahiri, en revanche, le double attentat est une réponse aux arrestations qui ont touché son mouvement.
En représailles, les USA bombardent un camps d’ Al Qaïda au Soudan, et une de ses usines de médicaments. En 2000 Al Qaïda attaque un navire de guerre américain… l’escalade est continue jusqu’en septembre 2001.

Mais l’adhésion de Zawahiri aux idées de Ben Laden ne fait pas l’unanimité dans son groupe, d’autant plus que les autres groupes armés Egyptiens viennent de lancer un appel à la cessation des actions violentes contre les gouvernements, et à la reprise de la lutte globale contre Israël et les Etats Unis par  la conciliation et le prêche. Le groupe éclate, en Juin 2001, et les partisans de Zawahiri fusionnent avec ceux de Ben Laden pour former la Qaidat-al-Jihad, association à l’origine du fameux attentat de Septembre

Al Qaïda

Dès le départ, Al Qaïda se distingue des organisations terroristes connues par deux spécificités : la décentralisation de ses recrutements, et ses actions symboliques et simultanées. Contrairement aux autres groupes, qui profitent d’opportunités favorables pour  perpétrer des attaques « uniques », Al Quaïda reproduit ses actions, de façon à créer des chocs médiatiques, au retentissement énorme, beaucoup plus efficaces dans leur diffusion que le pourraient l’être des attaques isolées.
Depuis la fin de la guerre froide et des conflits des années 80, les pouvoirs dans les pays arabes se sont comme pétrifiés : alors que la plupart des pays du monde ont entamé une libéralisation progressive,  ils se sont « englués » dans un autoritarisme de plus en plus anachronique.
Partout, dans les années 80, la jeune génération a été sacrifiée au profit de la classe moyenne déjà en place. Ces jeunes s’en sont remis à l’islamisme, qui proposait des réformes sociales en leur faveur. Les pouvoirs en place les ont alors stigmatisés, et ont repoussé les mouvements crédibles d’opposition  et leurs idéologues vers la violence et la lutte armée, en réduisant l’espace politique à néant.
Mais depuis la première guerre du Golfe (91), la demande d’information de la classe moyenne a permis à de grands médias Arabes de se développer , et même d’ouvrir des bureaux à l’étranger, dans des pays occidentaux.
L’Arabie Saoudite a lancé la chaine télévisée MSA, vite supplantée par la chaine Qatariote née en 96 Al Jazirah, plus libre et offensive.
                   
(2)  Ben Laden  « recommandations tactiques » remonter
Toutes ces télés se lancent dans une course à l’audimat, qui implique un traitement en temps réel de l’information. C’est sur ce nouveau paramètre que va jouer Al-Qaïda : l’attentat perpétré par cette organisation est strictement symbolique, et ne cherche pas à établir un contact ou faire valoir une monnaie d’échange. Ben Laden cherche à atteindre un public jeune, et habitué à la télévision.
Par exemple, il se mettra en scène après le 11 septembre 2001, dans la peau d’un acète Afghan, par opposition aux images d’opulence associées à New York. De même, il s’oppose dans ses déclaration aux nationalismes Arabes, qu’il pense à l’origine de la chute du Grand Califat, tout en évoquant plus loin les différentes tribus et ethnies.
Ben Laden ratisse très large. Son mouvement entend rassembler autours d’un même but tout le monde musulman ( Ouma): le Jihad est présenté à la fois comme un devoir individuel et un devoir incombant à la collectivité dans son entier , mais selon le principe de Ben Laden :«on (Al-Qaïda) peut accomplir la mission, et le péché sera levé pour le reste de l’Ouma  »(2).
Il conçoit donc son mouvement comme une « élite thaumaturge » agissant pour le compte de tous. Le recrutement n’est nécessaire que temps que le nombre de guerriers n’est pas atteint. Ceux ci seront les « parfaits », l’élite. Les autres, les « mondains », ne sont donc pas condamnés, et justifient l’existence et le prédominance de cette élite. Al-Qaïda a pour but de réorganiser un monde musulman en délabrement, en rétablissant la « véritable Loi » coranique oubliée.

Ben Laden n’est ni un politicien ni un idéologue, mais une figure charismatique, à laquelle les jeunes générations du monde Arabe qui ont grandi entre jouissance sans limite et tradition peuvent facilement s’identifier.

Pourtant, une aura et des finances ne suffisent pas à légitimer une pensée politico-religieuse. C’est en cela qu’Al Zawahiri est complémentaire à Ben Laden à la tête du nouveau mouvement islamiste radical, et c’est pour cela qu’il apparaitra régulièrement aux côtés, puis à la place de Ben Laden dans les médias Arabes: parce qu’il est celui qui a théorisé les actions du mouvement dans ses deux ouvrages « Cavaliers sous l’étendard du Prophète » ( fin 2001), et « l’allégeance et la rupture » (2002) dans lequel il expose les buts poursuivis par les Jihadistes (l’établissement d’un territoire musulman sur la totalité des terres ayant un jour appartenu à l’Islam, totale ségrégation entre les Musulmans et les Impies, établissement de la Charia comme loi unique et figée, abolition de la démocratie laïque).
Cet article a été rédigé à partir des ouvrages suivants:

«  Al Qaïda dans le texte »
ouvrage collectif sous la direction de G.Kepel
PUF 2005

« Les hommes d’Al-Qaïda : discours et stratégie »
Dominique Thomas
Michalon  2005

« la géopolitique de l’apocalypse»
La démocratie à l’épreuve de l’islamisme
F.Encel
Flammarion 2002


 « Le fondamentalisme islamique est-il soluble dans une théologie de la libération ? »*
 article de Mohamed Tahar Bensaada
2007


« Le « wahhabisme », arme fatale du néo-orientalisme »*
article de Pascal Ménoret
décembre 2004

« Désaccords au sujet de la « résistance » en Irak dans la mouvance salafiste et djihadiste »*
 article de Dominique Thomas
2005

* consultables sur  http://www. ouma.com

En conclusion :

Encore une fois, amis Sans-culottes, ne cédons pas naïvement aux poncifs que nous balancent en permanence les médias. Pas plus que le Père Noel, Ben Laden n’est, comme on voudrait nous le faire croire, une invention sortie de la poche des Etats Unis, mais un homme aux idées claires et bien pensées, qui a su tirer parti des opportunités qui lui étaient faites pour fonder sa propre organisation terroriste, trouver ses propres chemins de financement, et jouer des faiblesses des administrations occidentales pour obtenir leur aide malgré elles. En outre, il a su s’appuyer sur les outils mêmes du monde qu’il dénonce, se jouant des médias et des images, et les manipulant à loisir.
En attirant à sa cause des hommes reconnus et respectés dans le monde des Frères Musulmans, il a su se créer une légitimité aux yeux de certains Arabes cultivés, en recherche d’idéal, mais aussi aux yeux de certains hommes du peuple, qui voient en l’occidentalisation de leur société la cause de leurs malheurs.
Non, les Américains n’ont pas inventé Ben Laden, pas plus qu’ils n’ont inventé le fil à couper le beurre. Mais leur politique interventionniste a servi ses desseins…
et les servira encore !

Ma chère maman qui adorait me laisser cuire au soleil sans me réhydrater toutes les premières quinzaines de mois d’Aout, ne croyait pas si bien dire !
Eh oui, les amis ! il est désormais possible de fabriquer de l’eau potable… avec de l’eau de mer ! Comment ? Eh bien grâce à des stations de dessalage implantées près des côtes. Rien de plus simple ! Cela fait plus de trente ans que ce procédé a été inauguré en ex URSS (Aktau-Kazakhstan  1973).
Deux procédés rivalisent actuellement :
 la distillation, le plus ancien, qui consiste à chauffer l’eau de mer grâce à une centrale électrique située à côté de la station de dessalage, et à récupérer la vapeur d’eau obtenue d’un côté, et les minéraux de l’autre.
La nano-filtration, inventé il y a une vingtaine d’années, qui consiste à filtrer l’eau de mer au travers de membranes, qui la déminéralisent. Ce procédé coûte cher, et nécessite de reminéraliser l’eau pour la rendre propre à la consommation. Il est donc moins employé.
Quelque soit le moyen choisi, le dessalage produit un résidu de minéraux concentrés qui, rejeté dans la mer, encourage la prolifération d’algues, et l’eau ainsi produite est susceptible de contenir un taux élevé d’hydrocarbures… miam ! miam !
Malgré  tout, et puisque nous sommes toujours aussi gourmands en eau, le dessalage connaît un développement continu : le nombre de M3 produits double tous les dix ans. D’abord réservé aux pétro monarchies du Golfe, seules en mesure d’utiliser du pétrole assez bon marché pour rentabiliser l’opération, il a essaimé tout autours de la Méditerranée : en Espagne, en Grèce, en Italie, en Algérie, mais aussi aux Etats-Unis, en Europe du Nord, où la Belgique, les Pays Bas et l’Allemagne sont équipés, et qui sait peut-être demain… en Libye !
Il existe actuellement 12 000 stations de dessalage dans le monde, qui produisent 35 millions de M3 d’eau douce (0,3% de la consommation mondiale).
La plupart e ces structures sont énormes, et nécessitent une quantité très importante de pétrole, afin de produire l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Sachant que, pour produire un litre de pétrole, il faut 20 litres d’eau, c’est le serpent qui se mord la queue !
Alors… eh bien nos éminents scientifiques se penchent sur la question et envisagent de baisser les coûts de production de l’eau dessalée (actuellement 0,50€/litre) en construisant à proximité des stations, non plus des centrales thermiques, mais des centrales … nucléaires ! L’énergie écologique et moins chère ! Celle qui permettrait aux pays du Tiers Monde ( genre, au hasard, la Libye) d’obtenir, enfin ! de l’eau nécessaire à leur développement !
On peut le faire : Veolia Eau Solutions & Technologies a entamé depuis 2005 un partenariat avec Israël pour la construction et l’ exploitation d’une station  géante à nano filtration, couplée avec un « réacteur écologique du futur ». Et que dire du fabuleux exemple d’Aktau, qui, depuis 73, fonctionne merveilleusement bien, par distillation, mais avec la même énergie non polluante?
Putain ! Y m’vient une idée : et si on proposait aux Iraniens une usine à dessaler ?! AREVA et Suez se chargeraient du projet, et y’aurait plus besoin de penser à les bombarder… puisqu’entre dessaler et proliférer , il existe aujourd’hui un fossé que nous appellerons : « mission humanitaire » !


Si t’as soif, t’as qu’à boire
l’eau de la mer !
Chronique écologique de Jacqueline Duchesne
Pauvre Monsieur Bolloré ! Décidément, il est bien mal traité ! Comment les Sénégalais ont-ils osé lui enlever à la barbe et au nez le port à container de Dakar ?! dans un pays où sa famille est présente depuis 80 ans! Une concession que lui même gérait depuis 20 ans, qui lui échappe pour 25 ans ! C’est un vrai scandale !
Surtout que c’est une société Arabe, qui la lui a soufflée : la Dubaï Ports Word, société des Emirats Arabes Unis.
De toute façon, Bollo la sentait mal, cette histoire. Il l’avait confié dès le mois de Juin : il avait beau poser des sous sur la table ( et beaucoup plus que les pauvres 500 Millions d’euros offerts par la DPW, paraît-il !), rien n’y a fait… il a protesté, tapé des pieds, déposé deux recours, hurlant au manque de transparence… sans que cela ne semble émouvoir personne.
Le Sieur Bolloré et sa clique sont priés de débarrasser leurs armes et bagages avant le 18 Décembre prochain.
Même son associé  Alain Wils, PDG de la compagnie maritime CMA CGM, se félicite de ce changement de gestionnaire, estimant qu’il pourrait apporter à ses navires un gain de productivité important !
Cher monsieur Bolloré, si j’avais un conseil à vous donner, au lieu de vous entêter à poser des pots de vins sur la table, à l’ancienne, modernisez-vous, et faites comme les Emirats : engagez-vous à construire avant 2010 « le port du futur », à achever deux nouveaux portiques avant l’année prochaine, et de ne licencier aucun des 1700 dockers journaliers qui travaillent pour vous… Songez-y,  si vous voulez, comme je l’ai entendu susurrer, rester sur place, et  vous lancer dans le tourisme, le transit, et la manutention…
Bolloré...un homme à succès!
Malheur!
 AREVA ne fait plus la loi

Potain mondain
Mam’selle Julie crache son venin…
Politique Africaine...
Foutre! Trois mois sans Père Duchesne! Le temps a dû paraître long! Auriez-vous cru que j’étais en vacances?!
Que nenni, les p’tits amis! Que voulez-vous? Même le père Duchesne se doit de vivre avec son temps! Toute l’équipe était donc occupée à squatter la « toile », et à  vous concocter un petit site au poil, sur lequel toutes les gazettes seront archivées! Comme ça, bande de radins, vous pourrez les consulter sans avoir à me filer un kopek!!! Foutre de foutre! C’est un peu beau l’abnégation!
Rendez vous donc, si vous êtes équipés sur le site

http://pere.duchesne.free.fr

Et puis si vous êtes gentils, vous en parlez à vos parents, à vos amis, à vos voisins, à votre  chien, et à tous ses copains!
Voilà, c’est dit.

Quoi de neuf en trois mois? Ben un été plutôt frisquet pour l’atlantiste Sarkozy, et sa truculante putain, l’un agaçant ses partenaires européens avec sa tête de mule et sa politique africaine nulle à chier ( lire l’article ), l’autre s’étant crue plus maline que Kadhafi, et étant partie jouer l’ambassadrice de charme dans une mission humanitaire plutôt louche (lire le même article, car les deux sont liés!) … Les deux se révèlent tels que nous les avions devinés: larbins d’une bande de nouveaux riches partis à la conquête des biens nationaux! On vous l’a dit, on vous le répète: ils ne s’exprimeront pas à ce sujet, mieux vaut laisser tomber!
Et puis il y a la Crise.  Enfin une crise qui se passe bien!
Du moins à écouter nos chers économistes, qui soufflent le chaud et le froid, le tout et son contraire, sur un air bien connu de nous autres Sans Culottes : «  Ah! ça ira! Ça ira! »
Si on maintient les taux d’intérêt élevés, comme le fait la Banque Centrale Européenne, c’est cool. Si on abaisse les taux d’intérêt, comme le fait la Réserve Fédérale Américaine, c’est cool! Les Anglais, les Allemands retirent leurs avoirs? On s’en fout! On réinjecte des liquidités, et c’est reparti! Et quand ces liquidités chercherons à s’investir dans des marchés lucratifs, donc douteux? Ben on refera un petit tour! Mais… silence! Jusqu’ici, tout va bien! 
C.Q.F.D.: l’économie, c’est vraiment n’importe quoi en matière de science prédictive!   Tout au plus est-elle fiable d’un point de vue analytique, par ses observations, et les interprétations diverses qu’elle fournit sur le monde (marchandisé !) qui nous entoure, mais toujours après coup, lorsque la crise est terminée!
Si on devait licencier les incapables de la science économique, les fausses Cassandre, et les vrais fabulateurs, les faux mécaniciens du système, et ses conducteurs fous… m’est avis que nos radios, télé et autres médias d’Etat , nos Grandes Ecoles et nos universités feraient à peu de frais beaucoup d’économies, car ces palabreurs de vide ne parviennent même plus à nous rassurer, nous autres consommateurs, dont le moral est si cher à leur porte-monnaie! Quand à nous éclairer… encore faudrait-il qu’ils possédassent ( soulignez le style aristocratique de circonstance!) , sinon une lanterne, du moins un briquet!
Ensuite, est arrivé l’automne… De tous les dangers! Comme tous les automnes!
Des fois que l’été nous aurait décontractés, il convient de nous faire un peu flipper!!!
Avec le mois du Ramadan, c’est le retour d’Al Qaïda, et de la grande menace terroriste qui justifie toutes les formes de racisme et de ségrégation!!!
On ne vous parlera  pas, dans ce numéro,  des nouvelles lois sur l’immigration, qui sont tout simplement intolérables, mais sur  lesquelles déjà beaucoup de monde est mobilisé pour nous informer, mais nous nous attarderons sur une idée perverse qui semble se faire doucement accepter, même par les plus ouverts d’entre nous: le monde musulman, ce monde anachronique, obscurantiste, réactionnaire, et… très riche en matières premières, doit disparaître, définitivement, ou bien accepter de se muer  en une sorte d’ersatz démocratique, ouvert  à nos concepts, à notre bonne moralité, et surtout… à nos marchés!
Nous dédicacerons donc ce numéro de la Gazette à tous nos amis Musulmans, un numéro consacré à la  découverte des deux grands courants de l’Islam (voir article page  5) et au « phénomène » Al Qaïda ( voir article p 7), qui ,à force de manipulations de l’opinion publique, a fini par incarner aux yeux de beaucoup, la totalité des Musulmans du monde.
Spéciale dédicace, à ceux qui font les frais de la propagande d’état, et de l’idiotie des masses, et dont la liberté de penser, la liberté de rassemblement, la liberté de culte, et la liberté vestimentaire, parfois même la liberté d’exister ont été durement touchées ces derniers temps… au prétexte qu’une poignée de révolutionnaires a déclaré la guerre aux Etats Unis.

Aux Musulmans du monde,
et plus particulièrement à ceux d’Algérie, d’Irak, d’Iran, de Palestine et de Syrie :
Nous espérons que, malgré tout, vous avez passé un 
bon Ramadan      

Ingérence au Niger...
Jacques Roux    

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"La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément"