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Le Petit Père Duchesne est un vieux débris totalement indépendant! Ses seules règles déontologiques sont  la liberté et l’anonymat.
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Octobre 2006

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Les gens gerbants n’ont rien d’exceptionnel !

Steak de nègre à la sauce mercantile

Histoire de la traite des Noirs 

première partie

En matière de traite négrière, ce sont les Portugais qui ont ouvert la boîte de Pandore, suivis de près par les Espagnols. C’était à la fin du XV°s.
A cette époque, où que ce soit sur la planète, l’esclavage était pratiqué. Mais en Occident, les Eglises Chrétiennes critiquaient fermement ces pratiques, qui tendaient à disparaître… pourtant, un jour arriva où le Pape Nicolas V eut besoin d’un petit coup de main de son copain Alphonse, roi du Portugal, pour affirmer la suprématie de Rome sur une autre papauté dissidente. Ca tombait plutôt bien : Espagne et Portugal s’étendaient en Orient et en Afrique depuis quelques décennies, et croisaient tout plein d’ »infidèles », dont ils ne savaient que faire ! De plus, les grandes pestes avaient décimé les populations européennes, et donc la main d’œuvre… on avait besoin d’hommes, et le Pape accepta, en contre partie d’un appui politique et militaire à sa cause, d’autoriser par la bulle Romanus Pontifex de 1452, le transport et la vente des « infidèles », à condition qu’on garantisse l’évangélisation de ces derniers.
Dès lors un petit marché va s’organiser autours de l’être humain : Russes et Bosniaque achetés aux marchands Ottomans, Turcs capturés lors des guerres contre ces mêmes Ottomans, Africains du Nord pris lors des combats d’expansion…affluent dans les ports méditerranéens . La machine est lancée !
 
La découverte des Amériques, et l’émergence de l’économie mercantiliste[1] en Europe vont accélérer le processus aux XVI° et XVII°s.
 
Le développement économique et industriel pousse l’Europe à réclamer de ses colonies toujours plus de matières premières, Mais le Nouveau Monde est vaste, et très peu peuplé. Ses indigènes sont très sensibles aux épidémies propagées par l’homme blancs, et sont protégés par l’Eglise, qui en interdit le commerce. Il faut donc importer rapidement de la main d’œuvre. Des navires partent pour l’Afrique chargés de marchandises à échanger contre des esclaves, qu’ils emportent à fond de cale en Amérique. Longtemps, Portugais et Espagnols garderont le monopole de ce trafic macabre, mais encore relativement marginal .
Tout change au début du XVII°s., avec les expansions coloniales hollandaises, anglaises et française, et la création des Grandes Compagnies.
En 1620, les premiers esclaves Noirs arrivent dans les colonies anglaises d’Amérique, et en 1637, les hollandais mettent en place un programme d’importation massive…
La France se sent à la traine, et emboite le pas : Louis XIII met la main sur les Antilles en 1635 et crée la Compagnie des Indes Françaises. La Guyane, Haïti… suivront. Comment peupler ces nouveaux territoires ? Mais en autorisant l’esclavage et la traite des Noirs, bien sûr !C’est ce que fait le roi en 1642, mais uniquement vers ses colonies. C’est avec Louis XIV et Colbert que la France entrera pour de bon dans la traite. En 1673, Colbert ordonne au directeur de la Compagnie d’envoyer ses surplus en Guinée, pour les échanger contre des esclaves, destinés à être revendus aux autres nations. Pour lui, seul l’argent compte :  « examinez bien quel avantage ce serait si, après avoir fourni deux mille nègres (…) qu’il faut dans nos îles, la Compagnie en avait encore deux mille autres pour porter aux Espagnols… », lui écrit-il. En 1685, le Code Nègre règle les derniers petits problèmes juridiques qi s’oppose encore au commerce massif d’êtres humains, et enlève aux Noirs leur statut civique et juridique, en les associant à des « biens meubles ». De 1701 à 1713, la France obtient un monopole, aux côtés de l’Angleterre, pour fournir en « bois d’ébène »  les colonies espagnoles. Le marché grossit, et s’industrialise au XVIII° s., enrichissant aussi bien les planteurs que les négociants des grands ports de l’Atlantique, en passant par les actionnaires des Grandes Compagnies, nobles et bourgeois !
Il n’y a pas beaucoup de voix en France pour dénoncer la servitude ! Les progrès de la navigation et le besoin grandissant des manufactures européennes en matières premières se traduit en chiffres : dans les colonies françaises, le nombre exponnentiel d’esclaves importés noie les blancs dans un océan de négritude !
Les peines encourrues par un esclave fuyard vont de l’amputation (oreille, jarret…) à la pendaison, mais ne parviennent pas à décourager les révoltes, de plus en plus nombreuses. Pourtant, ce qui fera vraiment pencher la balance vers l’abolitionnisme, ce sera encore une fois l’argument économique…

L’esclavage aboli grâce au libéralisme ?! ça vous en bouche un coin ? Alors ne ratez pas la suite dans le prochain numéro du…

Petit père Duchesne


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Edito   Le Père Duchesne exhumé!
J'm'en fouts, j'y étais pas!
Jean Bart en République Dominicaine





Steak de Nègre sauce mercantile
    histoire de la traite des noirs

première partie
















J'm'en fouts, j'y étais pas!

Ou la pensée de Jean Bart sur ce qui le regarde pas

La Dominique                                                         21 Septembre 2006

Mon Duduche,

L’heure est grave ! Moi, Jean Bart, le tant célèbre corsaire du roi, dévoué corps et âme à la France et à sa richesse, pense en ce jour me faire Dominicain !
Imagine ! Pour seulement 1500 euros, et deux ou trois formalités, je peux m’offrir la nationalité de ce magnifique bout d’île, que j’y vive ou non. C’est idiot, mais dans mon souvenir, l’autre moitié d’Haïti, n’était pas séparée d’elle, et était française. J’ignorais, que nous avions découpé Saint Domingue en deux pour en vendre une partie aux Anglais en 1782.
Ces bougres l’ont gardée longtemps comme colonie, bien après que nous ayons perdu Haïti ! mais depuis le «  Novembre 1978, la Dominique est libre, et ouverte à tous les étrangers ? Avec un passeport dominicain, je pourrais voyager sans visa dans tous les paradis fiscaux du monde, et profiter des vols réguliers vers ces destinations depuis l’aéroport de l’Ile. Mais je pourrais aussi obtenir en moins de 24 heures mon visa pour les Etats signataires des accords de Schengen.
En plus, en Dominique, la nationalité, c’est comme le baril d’Omo : t’as toujours un cadeau à l’intérieur !
Pour toute demande acceptée par le Ministère des Affaires Etrangères, des facilités d’investissement dans les hôtels, casinos, et autres bordels maquillés en restaurants sont offertes. Et ce n’est pas tout ! Cerise sur le gâteau, tiens-toi bien, pas d’impôts sur les revenus étrangers, les investissements sur capitaux, les donations, les successions etc. … Et tous tes biens placés à l’étranger sont sous législation dominicaine, même dans ton pays d’origine !
Trop beau pour être vrai ? Vas donc te renseigner  sur le site de la CCP Inc., compagnie de placements en relation avec le Ministère Dominicain des Affaires Etrangères…



 Bien à toi du bout du monde

Ton Jeannot





La République au bout de la pique:
Spéciale refus de la misère:
combien gagnent nos élus?
La main sur le gourdin!
La Chèvre et le Pou
Le Bayrou: un rat des champs part en campagne!

Retour à La Compagnie des Nains Assis
N°2
La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément  
Jacques Roux

La Chèvre et le Pou
Petite rubrique animalière:

Le Bayrou, un rat des champs part en campagne!

A
h! S'il fleure bon la paille humide, le Bayrou, c'est qu'il est né dans  la France profonde, quelque part dans le Sud Ouest, d'un couple d'agriculteurs. Après avoir joué les rats de bibliothèque à l'université de Bordeaux, tout en aidant sa pauvre maman devenue veuve  à tenir son exploitation, il obtient son agrégation de lettres classiques en 71.

Passionné par la poule au pot, il arrive à gagner quelques sous en écrivant un e biographie d’Henry IV, qui devient presque un best seller. Se trouvant quelque appointance avec les étalons, lui même étant un très bon reproducteur heureux papa de six ratons, il se lance dans l’élevage de chevaux, avant que de se lancer dans celui des hommes, avec la horde UDF, et de devenir conseiller général puis, en 96, député des Pyrénées Atlantiques. En 93, l’Udf s’allie avec le RPR, et notre rat devient ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement de la taupe Balladur. Contaminé par la cécité de ce dernier, il le soutient aux élections présidentielles de 95. Mais il futé l’animal ! et il reviendra dans son ministère sous le gouvernement Juppé, jusqu’en 97. Au moins à ce poste, on peut dire qu’il n’a rien fait de mal, puisqu’en quatre ans, il n’a rien fait du tout ! Le rat était trop occupé à ronger du terrain dans son propre parti ! Elu président du courant Force Démocrate, il devient président de l’UDF en 98. Il s’engueule ensuite avec Alain Madelin, une sorte de ragondin très proche du RPR, et partisan de l’alliance avec la droite et l’extrême droite, qui lui avait succédé à la tête de Force Démocrate , devenue Démocratie Libérale. Les démocrates libéraux font scission avec l’UDF et rejoignent le RPR.

Depuis, Bayrou mène seul son clan au centre, d’abord aux européennes de 99, puis aux présidentielles de 2002, où il obtient 6,84% des voix . Du coup, la plupart des rats ont quitté le navire UDF, pour nager avec l’UMP jusqu’à l’Elysée. Qu’importe, le Bayrou s’accroche aux bastingages, et garde le cap sur l’indépendance aux Européennes de 2004. Il obtient un certain succès en plaçant 11 eurodéputés, qui quittent l’alliance des droites européennes, le Parti  Populaire, pour rejoindre l’alliance des centres européens, le Parti des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe. Enfin, en 2006, il a enfoncé le clou, en votant contre le gouvernement Villepin, une motion de censure proposée par le PS. Seulement dix députés UDF sur trente l’on suivi sur cette route hasardeuse. Le pauvre en est réduit à tapiner dans les coulisses de l’hémicycle, un cou à droite, un coup à gauche. Il repart donc solitaire en campagne… pourvu que cela ne le refoute pas sur la paille !




La République au bout de la pique



A l’occasion de la journée nationale du refus de la misère, quoi de plus naturel que de penser à nos pauvre ? Car la République aussi a ses pauvres ! Même, devrais-je dire, ses travailleurs pauvres !

Tenez, par exemple, notre président de la république. C’est pas indécent, ça, de ne lui donner que 6594 euros par mois, quand le plus absentéiste des députés, le plus somnolent des sénateurs, touche 6769 euros et 39 centimes pour pas en branler une ?!
En plus, ces salauds ont de quoi se faire aider ! les députés disposent d’une enveloppe de 8553 euros pour embaucher les fils de leurs copains, d’ une rallonge de 6 112 euros par mois pour s’indemniser des frais liés à leur mandat (frais d’essence, permanences etc.…), et de 6 110 euros pour téléphoner à leur vieille maman restée en Province, ou pour envoyer une carte postale à leurs amis. Les sénateurs touchent encore plus : 6 450 euros et 26 centimes pour leurs faux frais ! Tu crois que tous ces beaux messieurs payent le train ? Que nenni ! Ils ont une carte SNCF première classe gratuite couvrant 40 aller-retour  par mois entre leurs circonscription et la capitale, et de 6 destinations de leur choix. Si t’ajoutes le prêt à 2%, plafonné à 76 225 euros, dont ils bénéficient pour faire construire leur logement, tu avoueras qu’ils ne sont pas à plaindre !
Sachant que leur principal boulot consiste à ratifier des lois issues de l’Union européenne, et qu’ils ne sont donc pas vraiment des travailleurs, on ne peut pas dire qu’ils soient pauvres non plus !
Et puis ils ont des avantages : la retraite à soixante ans, la possibilité de cumuler, si ils ont été fonctionnaires, leur deux retraites. Certes, ils payent des cotisations élevées, 1 100euros par an pour un député, et 915 euros pour un sénateur… mais chaque année cotisée compte double, ce qui fait que pour cinq ans de cotisation, un député bénéficiera d’une pension de 2 192 euros pendant dix ans, et un sénateur 3 294 euros et 71 centimes ! Je te laisse imaginer comment vit le zigomar qui cumule les mandats !
C’est vraiment dégueulace ! dégueulace le mépris avec lequel la République traite son plus prestigieux représentant, cet homme unique, courageux, parti seul à la rencontre de tout un peuple, pour ne pas dire à rencontre de chaque français, je veux dire notre estimé président, lui qui ne dispose en tout et pour tout que d’une misérable bicoque prêtée pour cinq ans, d’un fort au bord de la mer pour passer ses vacances, d’une chasse à Chambord pour passer ses week- end, e de 1 705 200 euros par ans, soit 142  100 euros par moi,  pour couvrir ses dépenses !
Vraiment, chers concitoyens, je me demande comment cet homme fait pour couvrir ses frais de bouche ! Espérons que son successeur saura se montrer aussi courageux que monsieur Chirac l’a été, et osera réparer cette injustice en augmentant de 70% les revenus, non pas les revenus des parlementaires, ou des ministres, mais ceux du chef de l’Etat !