Steak de nègre à la sauce mercantile
Histoire de la traite des Noirs
première partie
Mon
Duduche,
La
Chèvre et le Pou
Petite
rubrique animalière:
Le
Bayrou, un
rat des champs part en campagne!
Ah!
S'il fleure bon la paille humide, le Bayrou, c'est qu'il est
né dans la
France profonde, quelque part dans le Sud Ouest, d'un couple
d'agriculteurs.
Après avoir joué les rats de
bibliothèque à l'université de
Bordeaux, tout en
aidant sa pauvre maman devenue veuve
à
tenir son exploitation, il obtient son agrégation de lettres
classiques en 71.
Passionné
par la poule au pot, il arrive à gagner quelques sous en
écrivant un e
biographie d’Henry IV, qui devient presque un best seller. Se
trouvant quelque
appointance avec les étalons, lui même
étant un
très bon reproducteur heureux
papa de six ratons, il se lance dans l’élevage de
chevaux,
avant que de se
lancer dans celui des hommes, avec la horde UDF, et de devenir
conseiller
général puis, en 96, député
des
Pyrénées Atlantiques. En 93, l’Udf
s’allie
avec
le RPR, et notre rat devient ministre de
l’éducation
nationale dans le
gouvernement de la taupe Balladur. Contaminé par la
cécité de ce dernier, il le
soutient aux élections présidentielles de 95.
Mais il
futé l’animal ! et
il reviendra dans son ministère sous le gouvernement
Juppé, jusqu’en 97. Au
moins à ce poste, on peut dire qu’il n’a
rien fait
de mal, puisqu’en quatre
ans, il n’a rien fait du tout ! Le rat
était trop
occupé à ronger du
terrain dans son propre parti ! Elu président du
courant
Force Démocrate,
il devient président de l’UDF en 98. Il
s’engueule
ensuite avec Alain Madelin,
une sorte de ragondin très proche du RPR, et partisan de
l’alliance avec la
droite et l’extrême droite, qui lui avait
succédé à la tête de Force
Démocrate
, devenue Démocratie Libérale. Les
démocrates
libéraux font scission avec l’UDF
et rejoignent le RPR.
Depuis, Bayrou mène seul son clan au centre, d’abord aux européennes de 99, puis aux présidentielles de 2002, où il obtient 6,84% des voix . Du coup, la plupart des rats ont quitté le navire UDF, pour nager avec l’UMP jusqu’à l’Elysée. Qu’importe, le Bayrou s’accroche aux bastingages, et garde le cap sur l’indépendance aux Européennes de 2004. Il obtient un certain succès en plaçant 11 eurodéputés, qui quittent l’alliance des droites européennes, le Parti Populaire, pour rejoindre l’alliance des centres européens, le Parti des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe. Enfin, en 2006, il a enfoncé le clou, en votant contre le gouvernement Villepin, une motion de censure proposée par le PS. Seulement dix députés UDF sur trente l’on suivi sur cette route hasardeuse. Le pauvre en est réduit à tapiner dans les coulisses de l’hémicycle, un cou à droite, un coup à gauche. Il repart donc solitaire en campagne… pourvu que cela ne le refoute pas sur la paille !
A l’occasion de la journée nationale du refus de la misère, quoi de plus naturel que de penser à nos pauvre ? Car la République aussi a ses pauvres ! Même, devrais-je dire, ses travailleurs pauvres !